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Québec 2014 : Des slogans qui m’inspirent

Je n’ai pas parlé du tout d’élections sur ce blog depuis le début de la présente campagne électorale. Il fallait bien que je fasse un petit quelque chose avant le vote final – ou fatal – du 7 avril prochain. Pourquoi ne pas le faire en s’inspirant des slogans des principaux partis politiques?
On s’occupe des vraies affaires (PLQ)
S’occuper des vraies affaires : voilà ce qu’offre chaque parti désireux de prendre le pouvoir à chaque élection. Pour y parvenir, ils sont prêts à promettre tout : mer, monde et ce qu’il faut pour les créer s’ils n’existent pas.
Pourtant, lorsqu’ils sont élus, les choses changent-elles vraiment? Poser la question c’est y répondre.
Ça a pris combien de temps obtenir des acquis pourtant revendiqués depuis longtemps, comme le mariage homosexuel, la route à quatre voies dans la Réserve faunique des Laurentides, l’autoroute 30, etc, etc, etc… Des années.
Dorénavant, quand une partie de la population exigera un changement une construction ou un changement, ils ne devront plus compter le nombre d’années avant que ça arrive, mais plutôt le nombre d’élections et le nombre de candidats de tous les partis le promettant au fil du temps. Encore faut-il voter du bon bord…
Ce ne sont pas toutes les choses qui finissent par changer, mais celles qui ne changent pas ne changent pas simplement parce que ça ne sert pas l’intérêt de celui qui a le pouvoir de le changer, même s’il a pourtant promis de le faire.
Peu importe le parti, cette réalité ne changera pas de sitôt au Québec…
On se donne Legault (CAQ)
Quel slogan affreux!
Le comédien Raymond Legault n’a pas pensé à ce slogan en 2007 quand il s’est présenté candidat pour être président de l’Union des Artistes. Ni même Claude Legault, ni même ses fesses, ni Sylvie Legault. Et pourtant, Dieu sait où ça aurait pu les mener.
Pourtant, François Legault semble avoir un certain vent dans les voiles malgré tout…
Je n’aime pas François Legault. Il a l’air d’un comptable blasé aussi charismatique qu’une poignée de porte rouillée et coincée. Pourtant, l’homme est parti de rien et a réussi en affaires. Son parcours est néanmoins admirable et exemplaire.
Il me fait penser à ces sommités de tous les domaines qui enseignent à l’université, qui connaissent tout de ce domaine, mais qui sont tellement nuls dans l’art de l’enseigner simplement parce qu’ils ne savent pas montrer jusqu’à quel point ça les allume.
Je gage que François Legault lui-même a eu l’idée pour ce slogan. Il pensait que ça allait avoir un effet bœuf, ça a eu plutôt un effet bof!
Déterminée (PQ)
Popo et ses péquistes pensaient l’avoir facile dans cette campagne. Finalement, ils regretteront peut-être de s’être lancés ainsi dans une campagne électorale.
L’arrivée de Pierre-Karl Péladeau devait galvaniser les troupes et les mener sans crainte vers une victoire et un mandat majoritaire. Mais rien de tout ça ne s’est produit : les appuis au PQ s’étant mis à fondre comme neige au soleil, tout comme ceux à la souveraineté.
On sent la panique, on se met à promettre n’importe quoi, même des baisses d’impôt, chose que je n’aurais jamais pensé entendre de la bouche d’un chef péquiste.
Même si cette promesse a été faite presque du bout des lèvres, on sent que le PQ craint de plus en plus de voir le pouvoir lui échapper des doigts. Juste à voir de quelle façon ils paniquent, on voit vraiment ce qu’ils sont en réalité : des terminés.
Votons avec notre tête (Québec solidaire)
J’ai voté pour la première fois de ma vie le 30 octobre 1995, ayant coché « Oui » lors du deuxième référendum sur la souveraineté du Québec. C’était dans la cafétéria du Cégep de Chicoutimi, et j’ai manipulé un crayon de plomb avec ma main droite pour exercer mon devoir de citoyen.
Ainsi, lors de chaque scrutin où je me suis exprimé, j’ai voté avec ma main droite, peu importe si c’était une élection municipale, provinciale ou fédérale.
C’est quoi cette idée de voter avec sa tête? Comment le fait-on? En se mettant un crayon dans la bouche pour faire notre X? La chose semble pourtant faisable, mais je n’ai pas encore osé le faire. De toute façon, personne ne m’aurait vu derrière mon isoloir manipuler le crayon avec ma tête plutôt qu’avec ma main.
Tant qu’à voter en utilisant une partie de mon corps, pourquoi ne pas aussi essayer de voter avec ses fesses, simplement en insérant un crayon entre ses fesses. Le tout peut s’avérer grivois et impertinent, mais tant qu’à élire des pleins-de-marde, pourquoi ne pas s’exprimer de façon aussi peu élégante?
Encore une fois, je n’ai pas osé essayer de voter avec mon cul, de crainte qu’on remarque que je baisse mes culottes derrière l’isoloir.
Finalement, c’est trop compliqué de voter avec sa tête. J’ai voté par anticipation en me servant de ma bonne vieille main droite, celle avec laquelle je coche mes X depuis 1995.
Blague à part, votez avec la partie du corps que vous voulez, mais votez!! Pour une fois qu’on peut s’exprimer, profitons-en!

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