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Lire, c’est s’enrichir (La lecture en cadeau)

Dans la librairie où je passe du monde au cash – la grève est terminée, soit dit en passant – , un écriteau que l’on vend a attiré mon attention.  C’est écrit dessus que la lecture était le pire ennemi de l’ignorance.  Or, la lecture n’est pas aussi le pire ennemi de l’ignorance, mais aussi celui de la pauvreté.

C’est prouvé que plus on est instruit, mieux on vit, meilleure est notre qualité de vie.  Pour y parvenir, il faut avoir le goût de la lecture et le développer quand on est tout jeune.  Or, beaucoup de jeunes vivant dans des milieux défavorisés n’ont pas accès à la lecture aussi facilement qu’il serait souhaitable.

Moi-même qui ne roule pas sur l’or et dont le cheminement scolaire n’est pas exemplaire, je me trouve toujours un peu d’argent pour acheter un livre à chaque année, que je place dans un sac qui est déposé dans une boîte « La lecture en cadeau » de la Fondation de l’Alphabétisation.  C’est ma contribution à une oeuvre que je considère essentielle.

Toute la vie, un livre demeure une ouverture vers un univers, un outil de transmission de connaissance, et le meilleur professeur de français qui soit, car on apprend à l’écrire un peu en contemplant comment nos auteurs manient notre langue, leur principal outil de travail.  Ils nous montrent aussi comment ils s’y prennent pour créer de la beauté en se servant de mots et de tournures dont les agencements créent de l’émotion.

Quand on est écrivain, lire nous aide à écrire.  On trouve dans nos lectures toutes formes de trucs pour peaufiner notre écriture afin de la rendre la meilleure possible.

Jeune enfant, j’aimais beaucoup feuilleter des livres de la série « L’une des belles histoires vraies », que l’on ne trouve malheureusement plus nulle part.  À travers ces livres, j’apprenais les parcours de différentes personnalités marquantes, comme Marie Curie, Louis Pasteur, Maurice Richard, Charles Dickens et j’en passe.  Mes préférés de cette série : Hans Christian Andersen, Jacky Robinson et Helen Keller, cette américaine devenue sourde, muette et aveugle en bas âge, qui a malgré tout réussi des études universitaires et entrepris une carrière d’écrivaine.

En lisant ces livres, j’ai compris qu’on pouvait tous devenir quelqu’un à condition d’y croire et de travailler en conséquence, même si des obstacles se dressent devant nous.  J’y ai aussi compris qu’il fallait voir ces obstacles comme une motivation supplémentaire à nous dépasser et qu’il ne fallait pas en faire une raison pour arrêter.

Après avoir lu ces livres, j’en ai lu d’autres, des Tintin, des Astérix, même des livres scientifiques pour adultes, où je m’émerveillais devant la beauté des comètes, devant la majesté des tornades et devant la puissance des séismes.

Je ne sais pas quel livre j’offrirai à un jeune cette année.  J’ai offert « Le Petit Prince » et les fables de Lafontaine par les années passées et j’opterai sans doute pour un classique du même genre.  Peut-être aussi un Géronimo Stilton, un Aurélie Laflamme… Le choix est vaste!!

À éviter : les cochonneries soi-disant biographiques de Justin Bieber et One Direction.  Dire que des arbres meurent pour qu’on leur imprime sur le ventre et le dos de pareilles inepties me donnent envie de militer pour Greenpeace.

Une fois qu’on a choisi son livre (ou ses, si l’on en a les moyens et la générosité), on prend un beau risque : celui de provoquer le déclic qui permettra à un jeune de trouver sa voie et la motivation d’aller au bout de cette dernière.

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