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L’écrivain qui n’écrivait pas (Blogue-au-thon 2020)

J’avais 12 ans, presque 13, quand j’ai commencé mon secondaire à la Polyvalente Charles-Gravel, cet imposant bâtiment gris surplombant le secteur nord de ce qui était à l’époque, en septembre 1989, la ville de Chicoutimi. Immense et intimidante pour quelqu’un qui n’était jamais sorti de son Saint-David-de-Falardeau presque natal – je suis né à Loretteville -, cette école avait de quoi faire perdre le nord au premier contact.

Je n’ai pas compté le nombre de fois où je suis arrivé en retard à des cours au début de l’année scolaire, m’étant égaré dans les longs corridors de cette école dans laquelle, pendant cinq ans, j’allais y faire mon secondaire. Heureusement, cette habitude a vite pris le bord, le temps que je m’établisse des repères qui m’ont été très utiles jusqu’à ce 21 juin 1994, où l’étudiant de cinquième secondaire que j’étais avait quitté cette école pour la dernière fois, après avoir fait son dernier examen.

Pour en revenir au début de mon secondaire, je dois dire que ma première année fut ma deuxième préférée de ce séjour de cinq ans, mon secondaire 4 ayant été la plus belle de mon secondaire. En troisième place arrive mon deuxième secondaire, alors que mon décevant secondaire trois arrive en quatrième position alors que mon encore plus décevant secondaire cinq a fermé la marche. J’y reviendrai dans mes mémoires…

Toujours est-il qu’en cette première année de secondaire, 1989-1990, j’ai eu le meilleur professeur de français de tout mon secondaire, Claude Dorval. Parmi l’une des choses que j’ai faites en sa compagnie fut la lecture du roman « Mort sur le redan » de l’autrice Francine Pelletier, qui fit même notre rencontre dans notre classe, une rencontre fort impressionnante. L’envie d’écrire, que je ressentais déjà à cette époque, s’est cristallisée à ce moment.

Pendant cette même année, dans le cadre de nos travaux scolaires, nous avions à produire un petit roman selon la structure que M. Dorval nous avait enseigné, une situation initiale, un événement perturbateur, quelques péripéties et une conclusion. J’avais écrit l’histoire d’un météorologue un peu fou, nommé Régis LeSauveteur – quel nom horrible!- qui avait comme mission d’aller larguer de l’iodure d’argent dans un ouragan à l’aide d’un bombardier à eau CL-215 pour diminuer la furie de la tempête sur une île menacée par cette dernière. M. Dorval a bien aimé et j’ai fini avec une belle note!

Le temps a passé et l’envie d’écrire n’a jamais vraiment disparu, sauf que l’écriture en elle-même a comme cessé sans que je n’aie de raison pour m’arrêter. Pris au milieu du tourbillon d’une vie de travailleur de nuit qui a parfois de la difficulté à bien dormir, je me suis mis à négliger ma plume, remettant à plus tard continuellement mes projets, cessant d’aligner des lettres, mots, phrases, paragraphes et chapitres comme si cela n’était qu’une perte de temps et d’énergie.

Et la procrastination fait des ravages. De bons flashs, de bonnes idées meurent à force d’être remises à plus tard, un peu comme si je procédais à un génocide de mes idées par la paresse.

Il est temps d’y mettre fin avant que je passe à côté de quelque chose que je pourrais regretter…

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