Blogue au thon

Texte inachevé victime de procastination, mais publié quand même

NDLR : Texte commencé il y a deux ou trois semaines, mais que je n’ai pas pu compléter, reportant maintes et maintes fois son écriture. Étant aux prises avec un ordinosaure qui s’arrête quand j’écris trop vite, mon goût de l’écriture en a souffert un peu, en espérant qu’il n’en souffrira pas encore trop longemps…

Je suis un écrivain bien avant d’être un animateur de radio, même si cela fait huit ans que je ne gagne plus ma vie en faisant ce métier.

Inspiré par les voyages et le mouvement bien avant d’avoir lu et connu Jack Kerouac, il m’arrive parfois de m’en créer à ma façon même si cela fait déjà six ans que je n’ai plus de voiture. Un beau samedi soir, j’avais le goût de déguster une bonne crème molle. Rien de plus banal que ça. Il ne m’aurait fallu que j’aille dans un Dairy Queen ou dans n’importe quel restaurant de faste food pour m’en procurer une.

Mais pourquoi ne se contenter que d’un établissement près de chez moi alors que je peux partir à l’aventure et aller à un des endroits les plus lointains qu’il me soit permis d’atteindre avec ma passe d’autobus de la STM.

Depuis le 5 mai 2010, ce jour où feu ma Oldsmobile Alero 1999 s’en allait de Mont-Royal tirée par une remorqueuse vers une cour à scrap de Saint-Constant, je me voyage en BMW (Bus Metro Walking) et à vélo.

Je trouvais le tout agréable dans les premiers temps. Plus d’essence à me procurer, plus d’assurance à payer, ni de réparations. La direction assistée de ma minoune – « power steering » pour les amateurs de prose mécanicienne – avait rendu l’âme, et il m’aurait fallu payer plus de 2000 dollars pour le changer sur cette voiture qui ne valait plus que 200 dollars selon un vendeur de voitures que j’ai rencontré en janvier précédent pour savoir combien il m’en coûterait pour changer ma bagnole.

N’ayant ni les moyens de la réparer ni de la changer, j’ai donc décidé de m’en priver le temps que mes finances s’améliorent. Or, elles étaient bien meilleures dans ce temps qu’actuellement, mais ceci est un autre problème.

Qu’à cela ne tienne, je n’ai pas de voiture depuis cette date, et je vous ai souvent dit jusqu’à quel point cela me manque de conduire.

Tiens, si j’avais eu une bagnole en ce samedi soir, je crois bien que ma crème molle, je serais bien allé la prendre à Cornwall ou à Hawkesbury. Je serais peut-être même allé plus loin. J’en ai assez parfois d’être prisonnier de Montréal que mon manque de moyen de transport décent me fait parfois penser que je suis en Corée du Nord, où les citoyens n’ont pas le droit de sortir ni de leur ville, ni de leur pays, sans autorisation.

Après avoir goûté au champagne de la possession d’une voiture, je me contente depuis trop longtemps à mon goût du Baby Duck des arrangements avec les moyens du bord. Muni de ma passe d’autobus et de mes deux jambes, je suis allé au Dairy Queen de l’Île Perrot, sur le bord de l’autoroute 20, à 35 kilomètres de chez moi.

Il avait fait beau toute la journée, mais une masse d’air froid responsable d’un ixième retour d’hiver faisait son arrivée dans le ciel québécois. Quand de la chaleur et du froid entrent en collision dans les hauteurs de l’atmosphère, cela donne toujours des étincelles. Cela s’est traduit en averses plus ou moins intenses en ce samedi soir de mai 2016.

Je me présente à l’arrêt d’autobus près de chez moi pour prendre l’autobus du parcours 47, cette ligne parfois capricieuse où nombre de passages d’autobus n’ont pas lieu sans que l’usager en soit prévenu. Mais cette fois-ci, le problème ne s’est pas présenté, l’autobus l’ayant fait à sa place.

Je débarque au métro Laurier et attends cinq minutes pour que le métro fasse son arrivée. Allais-je embarquer dans les nouveaux trains Azur qui sont en service depuis quelques semaines? J’aurais bien aimé même si ce ne fut pas le cas.

Je me rends au métro Lionel-Groulx et à ma sortie de l’édicule, je remarque les nuages qui se font de plus en plus gros, signe d’une pluie qui avait déjà tombé si je me fie à l’humidité ambiante et à l’eau présente un peu partout au sol, mais aussi signe qu’il allait en tomber encore bientôt.

J’attends cinq minutes avant que ne se présente l’autobus du parcours 211, le plus long de tout le réseau de la STM, qui relie la station Lionel-Groulx au terminus McDonald, dans la cour d’un établissement scolaire supérieur anglophone qui se trouve à Sainte-Anne-de-Bellevue, complètement dans l’ouest de l’île de Montréal.

Une fois l’autobus parti, j’ouvre une fenêtre. J’adore la sensation de l’air qui s’engouffre et me fait virevolter mes cheveux courts. Exactement pareil comme dans cette époque où j’avais une voiture.

Je n’ai jamais été un fan de l’air climatisé, préférant nettement la sensation de l’air ambiant qui s’engouffre dans le véhicule que je conduis, pour les rares fois que ça arrive.

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