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La fête de la bonne femme Élizabeth (court essai de lèse-majesté)

Ainsi celle qui orne nos billets de 20$ a célébré son 90ième anniversaire de naissance récemment.

Grand bien lui fasse. Après tout, elle a quand même de la classe, la bonne femme. Cultivée, souriante, les Britanniques ont toutes les raisons du monde d’être fière d’elle. C’est leur reine et c’est une bonne reine pour eux. En ce sens, la bonne femme Élizabeth mérite tout de même l’admiration.

Là où j’ai de la misère, c’est avec le fait qu’elle soit aussi notre reine, nous qui vivons à plus de 5000 kilomètres de Londres dans un pays qui se dit indépendant, mais qui ne l’est pas vraiment puisqu’il a choisi de rester sujet à la bonne femme et à la monarchie qu’elle représente.

Une monarchie désuète, ridicule et hautement méprisable. Et notre beau Canada en est fier, un peu comme l’adulte qui a quitté longtemps le foyer familial et qui aime encore aller se cacher dans la robe de sa mère comme lorsqu’il avait cinq ans.

C’est exactement cela l’image que projettent les pays qui choisissent de rester sujet à ce symbole d’un passé trouble, celui d’une Angleterre colonisatrice qui éprouvait du mépris pour les habitants des territoires qu’elle a conquis, ne se gênant pas pour les humilier parfois des pires façons qui soient.

Pour se débarrasser de l’emprise des ancêtres de la bonne femme, les habitants des treize colonies britanniques le long de la côte atlantique se sont rebellés contre Londres. Ils ont fondé les États-Unis, l’une des grandes puissances mondiales.

Quant à la France, elle s’est débarrassée de la royauté en 1789, à coup d’exécutions massives.

Preuve qu’on n’a pas besoin de rois pour être une grande nation…

Mais certains ne comprennent pas.

J’ai le souvenir de cette municipalité de ma région, l’Anse-St-Jean, qui s’est couverte de ridicule à l’échelle internationale avec sa monarchie municipale, une idée d’un professeur d’arts illuminé devenu le roi Denys 1er. Un monarque de pacotille qui ne demeurait même pas dans la municipalité qui en avait fait son roi. Couronné en 1997, il abdiqua trois ans plus tard dans l’indifférence la plus totale sans que personne ne prenne sa relève sur le trône.

Et il y a nos chers amis canadiens anglais qui aiment la bonne femme aussi intensément que nous, francophones, on peut s’en contre-saint-ciboiriser.

Je ne suis pas le plus grand fan de Mario Beaulieu, l’ancien chef et député du Bloc Québécois. Je suis encore moins fan du parti politique qu’il représente. Mais il a posé une question à point cette semaine, demandant à la ministre Mélanie Joly quand avons-nous fait le choix d’avoir la bonne femme et ses ancêtres comme chef de notre pays.

La ministre Joly lui a répondu en souhaitant bonne fête encore une fois à la bonne femme, entonnant ensuite le « God save the Queen », accompagné par la presque totalité des députés présents.

Si au moins elle avait entonné le « God save the Queen » des Sex Pistols, j’aurais dit qu’elle a du goût.

Mais quelle sinistre tarte, cette fille!

NDLR : Si vous n’aimez pas que je qualifie Élizabeth II de bonne femme, sachez que je me retenais pour ne pas l’appeler plutôt « la vieille peau ».

 

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