Blogue-au-thon III

Billet nordique

Il y a de ces événements qui, quand ils vous arrivent, vous font peur dès le début et quand vous les résolvez vous-même, vous vous dites qu’en réalité, vous avez eu peu pour rien…
Hier soir, j’ai commencé ce troisième marathon d’écriture de blogue par un texte que j’ai écrit à l’aéroport. Il faisait très froid hier soir, un froid qui flirtait avec les -30 degrés si l’on tient compte du facteur vent. Avant de quitter l’aéroport et de prendre le 747 – l’autobus, pas l’avion —, j’ai fermé mon ordinateur comme je me dois de le fermer chaque fois que je termine un truc que j’ai commencé. Ce fut un retour normal, jusqu’au métro Lionel-Groulx, d’où j’ai pris la ligne verte et l’ai sniffée jusqu’à la station Pie-IX, là où m’attendait un chaleureux pachyderme de la STM qui allait me mener sur la rue Dandurand, à quelques pas de chez moi.
Mais c’est à mon retour que le drame a frappé. J’ouvre mon ordinateur et rien ne s’illumine sur mon écran tout neuf. Je ferme la machine en lui arrachant sa batterie, la lui ai réinstallée, l’ai ouverte à nouveau. Même résultat, même stratagème répété, pas plus de résultats. Je décide alors de brancher l’ordinateur sur l’écran de secours dont je me servais pendant que l’ancien écran de mon portable, celui sur lequel j’ai mis le pied accidentellement, attendait patiemment d’être remplacé et déposé dans une vidange pour débris d’ordinateurs au pavillon Marie-Victorin de l’Université de Montréal, près de là où je nage. Avant de dormir, je branche l’ordinateur, espérant qu’une nuit à recharger lui permettra de se réchauffer et de fonctionner normalement le lendemain matin, ce qu’il ne fit pas.
Paniqué, j’ai exposé mon problème sur les réseaux sociaux et ai écrit un message à la compagnie de Vancouver qui m’a vendu et expédié ce nouvel écran, installé depuis même pas une semaine.
Je leur ai écrit en français et c’est dans une version un peu massacrée de cette langue – bravo pour l’effort! – qu’ils m’ont répondu pour me dire de simplement enlever l’écran et de le réinstaller.
Moi qui n’avais pas trop aimé l’opération la semaine dernière quand le facteur me l’a amené, me revoici donc arrachant les pourtours de l’écran, dévissant de petites vis si faciles à perdre sans en égarer un seul – un exploit pour le grand maladroit que je suis —, enlevant l’écran de ses assises et constatai que le ruban gommé qui aide à tenir le fil qui relie l’écran au reste de l’ordinateur n’avait presque plus d’adhérence, et que ce fil s’était détaché, sans doute à cause du froid auquel a été exposé mon appareil.
Je replace donc l’écran sur le clavier, fais bien attention de bien brancher le fil et de vérifier que ce dernier s’est bien imbriqué dans sa prise. Aussitôt, j’ai recollé le ruban déjà présent, auquel j’ai rajouté un bout de ruban gommé made in China and bought in Dollarama. Je remets l’écran dans son cadre, réinstalle les vis si faciles à perdre – et je n’en ai perdu aucun. Vite le Guiness! —, replace le cadre autour de l’écran.
Je réinstalle la batterie que j’avais enlevée avant de procéder. J’appuie sur le bouton d’allumage et c’est avec joie que j’ai pu revoir mon ordinateur tel que je l’ai toujours connu, avec mon adorable neveu canin qui me sert de fond d’écran.
Moi qui croyais que ce bris allait me coûter une fortune, me voici en train de le réparer moi-même! C’était ma tranche de vie du jour.
J’avais envie de vous parler des Nordiques. Je le ferai demain.

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