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Un mois sans cellulaire (Ayoye mon crédit!)

Et si je me permettais d’écrire un truc joyeux sur quelque chose qui, en ces temps où la technologie évolue à la vitesse de l’éclair, pourrait avoir des allures de tragédie?
Ayant eu à me battre contre Stephen Harper et ses soldats-fonctionnaires combattant tout chômeur désireux d’être à son compte plutôt que d’aller virer des hamburgers chez McDonald’s et ayant été privé de revenu pendant un mois pendant lequel mon dos m’a forcé à passer le plus clair de mon temps au lit, il y a eu un paquet de choses que je devais payer et que je n’ai pu payer dans les délais prescrits, ce qui m’a forcé à faire certains sacrifices.
Le premier en haut de liste : le cellulaire. Ayant payé un peu de ma dette à l’endroit de mon fournisseur – qui m’a roulé dans la farine avec son offre pour un iPhone 5 à faible prix qui s’est avéré tout sauf faible —, celui-ci a coupé le signal de mon cellulaire. Le tout aurait représenté une véritable tragédie si c’était survenu à un autre moment, sauf qu’après un mois sans cellulaire, je me rends compte qu’il prenait beaucoup trop de place dans ma vie.
Si quelqu’un veut me rejoindre, il peut le faire via ma ligne résidentielle, qui s’avère finalement utile, moi qui n’en voulais pas quand Péladeau m’a envoyé son technicien pour faire installer son Vidéotron d’internet et de télé dans mon îlot de résistance. Je n’étais pas intéressé au départ à me le faire installer, mais comme il faisait partie du forfait qui me permet d’avoir les trois à bon prix, j’ai accepté de le prendre.
J’ai vite réalisé que le téléphone résidentiel était une bonne chose à faire lorsqu’il m’a fallu envoyer certains documents, que j’ai pu envoyer via le fax caché dans mon imprimante, ce qui m’a été bien plus pratique que d’envoyer le tout de façon électronique. J’avais perdu mon mot de passe et Stephen Harper et ses ti-counes de l’impôt n’envoient pas de nouveaux mots de passe de manière électronique, mais plutôt de façon traditionnelle, sur papier via Stephen Harper et ses postiers, envers qui il semble faire la même guerre que ceux qui travaillent à Radio-Canada. Il était donc plus simple, dans les circonstances, de me servir de mon fax plutôt que d’attendre un mot de passe qui n’est jamais venu par la poste.
Même si mon fournisseur ne m’envoie plus de signal, mon cellulaire fonctionne quand même s’il y a une connexion internet sans fil. Je m’en sers donc à la maison quand je n’ai pas envie d’ouvrir un ordinateur, m’en servant très peu quand j’en sors.
Que mes créanciers soient rassurés, j’ai bien l’intention de reprendre le dessus. Stephen Harper a recommencé à m’envoyer de son chômage et certains contrats payants sont à portée de main. De plus, ma santé est revenue au niveau qu’elle était. Si j’avais encore un emploi stable, je serais allé à la banque renégocier une ixième consolidation de dettes, chose qui ne sera pas possible pour le moment, le taux d’intérêt qu’on m’offrira risque d’être plus prohibitif que celui que j’ai déjà avec ma dernière, faite il y a plus d’un an, obtenue presque du bout des lèvres.
D’ici à ce que ça aille mieux, mon crédit va souffrir certainement de toute cette période. Ne pouvant faire faillite pour toutes sortes de raisons, je dois gérer mes très faibles revenus de manière excessivement serrée, payant ce qu’il faut en priorité, et donnant un peu aux autres, même si ce n’est pas assez, même si je sais que je ne dois pas faire ça pendant longtemps encore.
Mais ça ne peut pas toujours mal aller, et les opportunités récentes me permettent de croire que 2014 se terminera sur une note positive qui se poursuivra l’année suivante, année où mes grands-parents paternels auraient célébré chacun leur centième anniversaire de naissance s’ils avaient toujours été des nôtres. Cela n’a pas trop rapport dans tout ça, mais bon, c’est dit.
La route n’est pas facile, mais je la préfère ainsi. D’ailleurs, de bons événements survenus depuis une semaine me confirment que j’ai bien fait de tenir le coup ici malgré les pressions me conseillant de revenir dans mon Falardeau natal. J’ai pris la décision de collaborer à un média local, RueMasson.com, et je suis très fier de ma décision. Ça me permet d’écrire de façon plus sérieuse et plus structurée qu’ici, où je me laisse plutôt aller. Même si cette collaboration est bénévole, elle me permet d’aiguiser ma plume, d’éveiller mes réflexes et de me donner une certaine visibilité. Mes deux premiers articles ont d’ailleurs été très bien accueillis, et d’autres sont en route. Cela ne nuira pas dans mes démarches visant à travailler dans un journal, puisque cela me permettra d’avoir un portfolio rempli d’articles récents déjà publiés qui viendra donner plus d’étoffe à un curriculum vitae en pièce jointe qui ne peut pas faire le travail de me faire avancer si je l’envoie tout seul.
Les bœufs sont lents, mais la terre est patiente! Et cette patience paiera peut-être plus vite et plus généreusement que je l’avais pensé au départ.

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