Blogue-au-thon II

Comment ça se fait que je suis (encore) célibataire?

Le présent billet m’a été inspiré vendredi soir par un statut Facebook rédigé par un ancien collègue de travail du temps que je faisais de la radio. Il expliquait, dans un petit texte poétique et bien tourné, pourquoi il se plaisait dans sa vie de célibataire. J’ai décidé de faire pareil. Après tout, il faut bien se permettre d’écrire des trucs sur un brin léger, après tout!
Je n’ai jamais connu le bonheur de partager mon lit avec quelqu’un que j’aime sans trop que je ne sache pourquoi. Je ne me suis jamais vraiment plaint de cette absence, hormis quelques épisodes où j’aurais aimé que ça m’arrive aussi. Or, je veux que ça arrive, sauf que je préfère laisser aller le destin plutôt que de provoquer des choses qui pourraient mal se terminer.
Bref, pour en revenir à mon lit, il est vieux, mais fort confortable. Il ne m’a pas coûté un rond, pas plus que ses couvertures, certaines d’entre elles ayant été fabriquées par ma mère. Il m’a été laissé par mon ancien propriétaire qui, en laissant sa maison de Mont-Royal qu’il avait vendue, m’a donné un lit neuf qu’il venait de s’acheter et dont il devait se débarrasser. Or, celui-ci aurait été trop compliqué à transporter dans mon appartement actuel, et j’ai décidé de garder le vieux lit sur lequel je dors depuis septembre 2007 en mettant le lit neuf à sa place, tout ça à l’insu du nouveau propriétaire, qui ne s’est sans doute pas rendu compte.
Chaque soir, je considère ce lit comme un vaisseau spatial dans lequel je m’enferme pour un séjour de quelques heures au pays des rêves pour un voyage en solo duquel je sors toujours ravigoté, quelques heures après, quand mes yeux s’ouvrent et que le jour se lève. Sauf qu’il me manque ce que c’est de vivre pareil voyage en partageant mon vaisseau avec un autre.
Célibataire endurci je suis, sans doute par choix, sinon par je ne sais trop quoi. Il faut dire que je suis un solitaire qui s’assume et qui a toujours su bien s’en accommoder. J’approche la quarantaine, je suis au chômage – même si je suis en réalité travailleur autonome qui bosse à ce que sa business décolle assez pour dire à Stephen Harper de se fourrer son chômage dans le cul, avec la reine Élizabeth du gâteau et tout le reste –, je ne roule pas sur l’or, je suis fauché comme jamais je ne l’ai été, je n’ai pas un sou, mais je réussis à être heureux et à rester optimiste et intègre envers moi-même. Ça fait de moi un être unique, au parcours qui n’a rien de celui véhiculé par la société, qui s’attend à ce qu’à mon âge j’aie un emploi stable depuis 15 ans, trois ou quatre enfants faits à l’intérieur d’un mariage avec une fille qui a perdu son clitoris entre deux bourrelets et qui ne m’a pas donné envie de lui faire l’amour depuis la fin du siècle précédent. Bon, je sais, j’exagère! Mais à peine!
J’ai déjà été amoureux fou de deux personnes, et les deux n’ont rien voulu savoir de moi. La première d’entre elles, ceux qui m’ont connu à Sherbrooke savent de qui il s’agit. Je ne pensais qu’à lui. C’en était inquiétant! Avec le recul, tant mieux si ça n’a pas été plus loin avec cette personne, car je crois que le couple qui en aurait résulté – s’il avait fallu que ça se rende à cette étape, ce qui était impossible – aurait été aussi incongru qu’éphémère. Mais j’en étais amoureux follement et comme l’amour rend aveugle, il me fallait me laisser continuer de l’être jusqu’à ce que la réalité finisse par me faire voir ses lumières, ce qui a été long dans ce cas précis.
Mais j’aimerais quand même que ça arrive, qu’un beau jour une paire d’yeux bleus soit la première chose que je vois le matin quand je me réveille et la dernière que je vois le soir avant que je m’endorme. Je n’ai personne en vue et c’est mieux ainsi, la vie me prendra par surprise quand ça arrivera. On ne décide pas quand ni comment ça arrive. Et quand ça arrive, tous les autres avant prennent le bord et ce nouvel amour devient le centre de notre vie. Et j’en parle comme si je l’avais vécu, comme si c’était comme ça que ça arrivait.
En attendant, je continue d’être ce que je suis, dans tout ce que cela implique. Après tout, si je dois séduire quelqu’un, c’est en étant moi-même que ça risque d’arriver, plutôt que si je me mettais à jouer un jeu qui me transformerait en quelqu’un que je ne suis pas et que je ne veux pas devenir.
Quoiqu’il arrive, je suis prêt!!

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