Blogue-au-thon II

Mon ancien blogue

Printemps 2006. J’étais au chômage, à Rivière-du-Loup, me demandant quoi faire pour passer mon temps en attendant de me retrouver dans un micro ailleurs en province. C’est alors que m’est venue l’idée de m’ouvrir un blogue.
À vrai dire, cela n’aurait pas été mon premier, car aussitôt qu’en 1997, j’avais un site internet sur GeoCities, que j’ai entretenu jusqu’en 2001, par perte d’intérêt et par manque de temps. J’y mettais des liens sur ce qui m’intéressait, des critiques musicales et littéraires, des textes divers. J’ai même gravé l’ensemble de tout ça sur un disque. Mais en 1997, on n’appelait pas encore ça un blogue. En 2006, on commençait à appeler ça de même, et la chose semblait être à la mode, alors je me suis lancé corps et âme dans cette aventure.
Cette aventure a duré jusqu’en 2008, avec un bref sursaut en 2009, avant de mettre fin à l’aventure pour les mêmes raisons que mon premier site internet : manque de temps, perte d’intérêt, mais aussi parce que, sous le coup de la dépression et par manque de maturité, j’ai mis en ligne certains propos que j’aurais été mieux de garder pour moi et qui auraient pu me placer dans un certain embarras.
Je me permets donc de reproduire ici ce texte que j’ai publié le 9 mars 2008, au lendemain d’une tempête de neige exceptionnelle qui a paralysé Montréal pendant quelques jours. L’hiver 2007-2008 a été l’un des hivers parmi les plus neigeux jamais vus dans la métropole, et les bordées se sont succédé à un rythme infernal. Mais celle du 8 mars a été la pire, avec plus de cinquante centimètres tombés en deux jours. Je me permets même de commenter l’actualité du moment en guise de conclusion.
La tempête des femmes
Samedi, c’était le 8 mars, la journée internationale de la femme. Des femmes ont d’ailleurs manifesté à Montréal, et ont même fait la une de la Gazette dimanche! Sauf que parmi ces femmes, il y en avait une qui était en syndrome prémenstruel. Et il était particulièrement intense!! Dame Nature était en SPM, et elle n’a pas pris beaucoup de temps à le manifester.
Vers 16h, je sors de chez moi pour aller prendre l’autobus afin d’aller faire un peu de vélo stationnaire au Centre de l’Éducation physique et des Sports de l’Université de Montréal (CEPSUM) et aussi pour faire quelques emplettes au centre-ville.
En sortant de mon appartement, je vois que les éléments se déchaînent. Anticipant le bordel, je décide alors d’annuler la séance de vélo pour ne faire que mes emplettes.
J’embarque dans un autobus qui me dépose à la station de métro Côte-des-Neiges, et qui a toutes les difficultés inimaginables pour s’y rendre. La neige s’accumulait très rapidement, et les vents sévissaient tellement qu’on avait l’impression qu’il neigeait à l’horizontale.
J’ai eu la sainte paix une fois rendu dans le métro, mais après les emplettes, au sortir du métro Guy-Concordia dans le centre-ville de Montréal, il m’a fallu reprendre l’autobus pour revenir chez moi. L’autobus a eu énormément de difficultés pour monter une Côte-des-Neiges qui n’avait jamais si bien porté son nom tellement il y en avait sur la chaussée. La visibilité était nulle, et comme il était tombé beaucoup de neige en peu de temps, beaucoup de voitures étaient enlisées le long du chemin que tentait tant bien que mal de gravir l’autobus dans lequel j’étais passager. Ce fut laborieux, mais la femme aux commandes du mastodonte a réussi à le rendre à destination.
Rendu à la gare Mont-Royal, c’était le bordel. Beaucoup de neige dans la rue, et les voies du train de banlieue étaient bloquées. Après un dernier achat au dépanneur juste à côté, je suis revenu chez moi pour n’en sortir que dimanche matin.
Le soleil brillait, mais c’était de voir la neige au sol. J’ai même eu de la difficulté à ouvrir ma porte! Avec une voiture enlisée, j’ai donc annulé mon émission de radio aujourd’hui. Mon auto est encore enlisée pour le moment! Je devrai me réveiller tôt lundi matin pour la sortir de sa position en compagnie de mon gentil propriétaire dont le confort et le prix du logement me font aisément oublier mon logis sherbrookois de l’année dernière.
Comme je m’y attendais, cette « tempête des femmes » a été la pire de la saison. J’espère que nous aurons la paix, mais il parait que les météorologues annoncent une autre bordée pour mercredi.
À suivre!
Qu’il mange du poil!
J’ai bien aimé le président français Nicolas Sarkozy quand il a traité de pauvre con un type qui a refusé de lui serrer la main.
Il n’en fallait pas plus pour que les pisse-vinaigre de dames patronnesses s’insurgent au nom de ce cancer de la morale publique qui s’appelle la rectitude politique.
Pour les contenter, il aurait fallu que M. Sarkozy ne dise rien, ou encore qu’il félicite comme une lavette cet homme.
Plusieurs qui ont chialé contre Sarkozy auraient sans doute agi de la même manière que lui.
Un gars que je verrais bien faire comme Sarkozy quand les circonstances le justifient, c’est mon homonyme de maire de Saguenay.
André-R. Gauthier, du Mouvement Chicoutimi-Saguenay, refuse d’abandonner son combat – aussi inutile que perdu d’avance – visant à faire baptiser la ville de Saguenay en Chicoutimi.
J’imagine une rencontre entre ce pauvre imbécile et le maire de Saguenay. Je ne sais pas ce que dirait mon homonyme, mais si j’étais lui, je lui dirais : « Mange donc du poil! » Le fait qu’il y ait des caméras et des microphones pour capter la scène ne m’intimiderait pas.
On l’a écouté à plusieurs reprises lors de ses nombreux coups de gueule, et son discours n’a pas changé d’un iota depuis toutes ces années. Pourtant, tout le monde semble très bien s’accommoder du nom Saguenay, même qu’on peut dire qu’il est désormais solidement ancré dans la mémoire des gens, assez maintenant pour dire que tout mouvement en arrière – tel que le désire M. Gauthier – ne ferait que mêler davantage les gens.
M. Gauthier est certes un citoyen qui désire le bien de sa communauté et de sa région, mais il y a des fois où il vaut mieux abdiquer honorablement plutôt que de continuer à se déshonorer en combattant une cause perdue d’avance.
Et si quelqu’un lui dit un jour d’aller manger du poil, peut-être qu’il s’ouvrira les yeux!

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