Blogue-au-thon II

Excellent texte!

Quelques-uns de mes excellents textes ont été écrits dans des cafés, où j’aime bien aller profiter de l’atmosphère spéciale qui y règne pour m’en inspirer afin d’alimenter ce blogue et de faire avancer d’autres projets.
Depuis que j’ai déménagé, j’ai été déçu de l’absence de cafés Second Cup ouverts 24 heures dans mon nouvel habitat. Quand je demeurais à Mont-Royal et que je travaillais au Renaud-Bray sur Côte-des-Neiges, je pouvais profiter de plein de ces endroits où je m’installais, après m’être acheté une réconfortante et délicieuse boisson chaude, pour écrire. Je n’avais pas trop à m’inquiéter de l’heure qu’il était, puisque si jamais je devais manquer le dernier autobus, mon domicile ne se trouvait qu’à 45 minutes de marche de cet endroit. Et ça, c’était quand j’arrivais en autobus, car quand j’y allais à vélo ou en auto – dans le temps où ma minoune de 1999 fonctionnait encore —, je n’avais qu’à écrire jusqu’à épuisement total avant de retourner chez moi de la même façon que je suis arrivé. Et je trouvais aussi pratique la proximité de plein d’autres services ouverts 24 heures eux aussi : une épicerie, une pharmacie et un magasin de fruits et légumes qui ouvre à la fin mars et qui ferme lors de la deuxième fin de semaine de novembre.
Je peux toujours retourner dans ce secteur, sauf qu’il faut toujours que je tienne compte du fait que le service de métro sur la ligne bleue se termine une demi-heure plus tôt que sur les autres lignes, et que les autobus qui font le boulevard Saint-Michel – là où se termine la ligne bleue du métro et où je dois débarquer – ne passent à la station du même nom que deux fois par heure passée 22 heures. Il faut que j’use d’ingéniosité pour ne pas me taper une attente de 25 minutes minimum à l’arrêt d’autobus pour attendre le passage du prochain pachyderme articulé, chose qui m’enrage quand elle se produit. Je pourrais aussi y aller à vélo, sauf que c’est plus long et que la température, en cet automne qui prépare le terrain à l’hiver, collabore de moins en moins la vie au cycliste frileux que je suis.
Même s’il n’y a pas de café ouvert 24 heures dans mon coin, il y a un café que j’ai adoré fréquenter dans le temps où je n’avais pas encore internet chez moi, la Brûlerie Saint-Denis sur la rue Masson. Cet endroit fut en sorte mon quartier général temporaire, pendant mes premières semaines dans Rosemont. Le café y est merveilleusement bon, les biscottis aussi, l’ambiance calme et inspirante, même si ça a le défaut de fermer à 22 heures. Une bien meilleure Brûlerie que celle qui partage l’édifice dans lequel je travaillais sur Côte-des-Neiges, qui a perdu beaucoup de lustre depuis que de nouveaux propriétaires ont pris possession des lieux. Je ne suis d’ailleurs pas retourné écrire dans celle sur Côte-des-Neiges pas plus que je ne suis retourné le faire dans celle sur Masson. Si l’hygiène douteuse et le café de moins bonne qualité me convainquent de ne pas retourner dans la Brûlerie sur Côte-des-Neiges, le fait que j’ai internet chez moi maintenant ne m’a pas fait retourner dans la Brûlerie sur Masson, où je retournerai sans doute avec bonheur bientôt!
Mon troisième endroit de prédilection pour écrire – outre mon chez-moi – se trouve à Dorval, en plein aéroport international Montréal-Trudeau. Accessible par un autobus qui le relie au centre-ville de Montréal 24 heures sur 24, j’aime ce lieu, car il me rapproche de deux de mes passions : les voyages et les avions. Beaucoup de séances d’écriture à cet endroit se sont transformées en séances d’observations de départs et d’arrivées d’avions.
Mais finalement, j’aime bien écrire à partir de chez moi, chose qui se fait bien mieux depuis que j’ai internet chez moi. J’écrivais quand même chez moi quand je n’avais pas internet, mais c’était compliqué quand venait le temps de publier le fruit de mes élans littéraires. Je devais aller au McDo le plus proche ou encore à une des deux buanderies les plus proches de chez moi, celles qui offrent un accès gratuit à internet à leur clientèle.
C’est d’ailleurs en me lassant de chercher à tout bout de champ des accès à internet que j’avais mis fin à mon premier blogue-au-thon. Si j’en ai commencé un deuxième, c’est simplement parce que je n’aimais pas me voir arrêter d’écrire sans raison. Quand une stratégie ne fonctionne pas, il faut la changer, en écriture comme dans la vie.

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