Blogue-au-thon II

Tour de rein (Blogue-au-thon #2)

Jeudi 16 octobre 2014. Jeudi d’automne avec une chaleur et une humidité digne d’une journée pluvieuse de juillet. Nous sommes à une demi-heure du midi, et je suis couché au lit, un peu contre mon gré.
Tôt samedi matin, juste avant d’embarquer dans un hydravion pour une promenade mémorable au-dessus de mon village, je m’amusais avec mon neveu, à peine âgé de dix mois. Un petit bébé blond pétant de santé et souriant, adorable comme le sont tous les bébés de cet âge. Mononcle Jean a soulevé le bébé jusqu’au bout de ses bras pour lui donner l’impression qu’il est en train de voler. Or, pendant que Bébé souriait de voir le plafond de proche, je sentais que quelques muscles de mon dos se dérangeaient, et avant même que je n’aie déposé mon neveu par terre pour qu’il s’amuse avec son cocker de grand frère canin, une atroce douleur s’est mise à m’enflammer le dos et à me compliquer le quotidien.
Cela ne m’a pas pris beaucoup de temps avant de comprendre que je m’étais fait une ixième entorse lombaire, que l’on appelle lumbago ou aussi tour de rein, sans trop que je comprenne pourquoi. Peu importe la sémantique que l’on donne à ce bobo, il fait mal! Ça m’est arrivé quelques fois dans ma vie, mais cette fois-ci c’est pire que toutes les autres fois d’avant. Quand on se lève et qu’on a l’impression de soulever un troupeau d’éléphants et d’en être ralenti pendant qu’une douleur stridente nous traverse le corps comme un étau qui nous prive de presque toute la fluidité de nos mouvements en les ralentissant, on n’a pas d’autre option devant soi que celle d’arrêter quelque temps. Ou du moins, de ralentir à l’extrême.
C’est ainsi que je me suis privé d’air pur, de marches dans la forêt de mon enfance, de pique-niquer en famille, m’astreignant à regarder la télévision dans le salon chez mes parents. Je suis allé au restaurant pour un déjeuner en famille dimanche matin, mais ce fut pénible… J’ai bien aimé être en famille, mais chaque déplacement au buffet pour aller remplir mon assiette était une corvée éprouvante, traînant cette douleur comme un véritable boulet. Un boulet temporaire certes, car ça se guérit en quelques jours, mais un boulet qui nous fait voir la vie au ralenti.
Je dois donc passer le plus clair de mon temps au lit, pendant que ça guérit, cette affaire-là. Vrai qu’il y a bien pire dans la vie – un de mes oncles est justement mort du cancer cette nuit. Repose en paix, mon oncle Gervais! —, mais se sentir handicapé par un truc, même bénin, même temporaire, nous fait nous sentir un peu démunis et frustrés de la vie.
Quoi faire pour rester productif? Continuer quand même? Oh que non! Stephen Harper m’a d’ailleurs demandé de remplir un formulaire pour que son chômage reconnaisse mon nouveau travail autonome. Un formulaire que je me devais imprimer et que je devais soit poster, soit aller le porter moi-même à un des bureaux de chômage de Stephen. Pour éviter d’être privé de chômage trop longtemps, j’ai imprimé le formulaire, l’ai rempli et l’ai déposé à un bureau de Stephen en plein centre-ville de Montréal. Un déplacement banal, mais tellement compliqué par ce dos souffrant qui complique chaque pas. J’aurais tellement préféré pouvoir faxer le document, mais ce n’était pas possible, au grand dam de mon imprimante, dont le fax qui est en elle n’a pas vu beaucoup d’action à ce jour. Je suis revenu du bureau de Stephen le dos encore plus endolori, même si je me suis procuré une petite crème dans une pharmacie, ce qui m’a aidé à passer au travers.
Hier, j’ai enregistré quelques démos avec ma voix de stentor, dans l’espoir de décrocher quelques contrats. N’ayant pas encore de bureau digne de ce nom, mon pauvre dos n’a pas aimé que je m’assoie sur le plancher de mon appartement pendant que j’enregistrais mes trucs avec mon gros ordinateur et ma petite console.
En attendant de guérir, il ne me reste qu’une seule chose pour me désennuyer : écrire. Et pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour commencer un nouveau blogue-au-thon? Je me sentais justement improductif ces temps-ci, et le fait d’écrire un peu chaque jour m’aidera à me botter le cul pour que la machine tourne quand même malgré le mal de dos.
Alors, écrivons! Maintenant que je n’ai plus à courir dans toute la ville pour trouver un point d’internet sans fil et que j’ai celui de Péladeau dans mon salon, je n’ai plus d’excuse pour ne pas écrire.
Alors, écrivons! Au risque de me répéter!
Alors, écrivons!

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