Blogue au thon

Et si ces billets ne constituaient pas un premier livre?

Depuis un peu plus d’un mois, je me suis lancé dans cette opération dont je ne vous répéterai pas les détails, puisque je l’ai fait à plus d’une reprise dans mes billets précédents, et que le refaire serait une pure gaspille de temps et de mots qui feraient en sorte que le lecteur que vous êtes se rendrait compte que je m’embarque dans cette énumération de faits uniquement dans le but de m’aider à atteindre mon objectif de plus ou moins 750 mots par billet par jour.
Dans tous les textes qui ont germé de mon esprit depuis cette date fatidique du 23 juillet 2014, plusieurs ont abordé l’état dans lequel je me sens en cette transition pas toujours facile d’ex-travailleur salarié devenu chômeur qui se lance dans les voies pas toujours empreintes de stabilité du travail autonome. De l’espoir à la colère, de la déception à l’anticipation, je suis passé et passe encore par toute la gamme des émotions.
Tout ce que j’ai écrit dans ces états, peu importe l’apparence que ceux-ci ont pris au moment de la rédaction de chaque texte, se veut comme une photographie de comment j’étais à ce moment précis, comme une trace de chaque phase de cette transition qui n’est pas facile, mais que j’ai voulue ainsi uniquement pour aller au bout de moi-même et reprendre une certaine place de respect dans la hiérarchie sociale.
Quand on a déjà été animateur de radio et qu’on se retrouve caissier du jour au lendemain, on subit une véritable chute au niveau du prestige social. Si le chemin du haut vers le bas est toujours trop facile, la route inverse est par contre beaucoup plus difficile, mais elle est réalisable et je suis convaincu qu’elle en vaudra la peine, même si cela implique que je doive en arracher présentement et continuer d’en arracher jusqu’à ce que je trouve la combinaison qui me fera enfin prendre cette direction que j’espère tant prendre et que je sais que je prendrai un jour tellement j’y crois malgré tous les épisodes de découragement et de manque d’argent que j’ai eu à traverser jusqu’à maintenant.
Quand j’aurai atteint enfin cet Everest, je regarderai chacun des textes écrits, et je crois que ça pourrait faire un recueil intéressant pour chaque personne qui veut avoir des témoignages sur ce que c’est d’oser changer de vie, avec tous les moments tous azimuts que l’on a à vivre, autant ceux qui nous mettent en confiance que ceux qui nous font douter de notre propre confiance en nous-mêmes. Le lecteur saura que ces étapes sont autant normales que nécessaires qu’elles sont parfois douloureuses à vivre.
Est-ce qu’un éditeur voudra d’un pareil manuscrit? Pourquoi pas? Suffit de trouver un bon pitch de vente, mais suffit surtout de continuer l’aventure jusqu’à son aboutissement ultime!
Car elle en vaut la peine cette aventure, qui ressemble un peu à celle d’un bébé qui commence à marcher ou d’un oiseau qui apprend à voler. Cela ne se fait pas tout seul, mais au bout d’une série d’essais et d’erreurs qui peut être parfois longue aux yeux de celui qui essaie, mais qui finit toujours par l’aboutissement ultime espéré à celui qui essaie.
La peur de l’échec est toujours présente et il faut vivre avec. Il faut aussi apprendre à ne pas lui donner trop de place et surtout à comprendre que les seuls qui n’échouent pas sont ceux qui n’essaient jamais rien.
Pour protéger mes ambitions, j’ai décidé de parler moins à certaines personnes, dont les commentaires me blessent tellement qu’ils me font douter de mes propres capacités, des personnes qui préféreraient que je me trouve un travail comme eux ont fait. Sauf qu’eux n’ont jamais vécu ce que c’est l’humiliation de passer du statut d’animateur de radio à celui de caissier. Le prestige perdu fait toujours mal et il est plus que légitime d’essayer de le regagner, coûte que coûte, car on n’a qu’une seule vie à vivre et il faut la vivre comme on espère la vivre et s’imposer les sacrifices qui doivent être faits en de pareilles circonstances.
Déjà plus de trois mois que je suis dans cette galère qui ne ressemble en rien à une période de vacances. En vacances, on voyage, on s’amuse, on fait ce qu’on veut. Ça ne ressemble pas du tout à ce que je fais ces temps-ci!
Au moins j’écris! Ça désennuie! Je cours aussi! Ça chasse le stress!

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