Blogue au thon

La liste de souhaits

Il m’arrive parfois d’écrire des trucs sans nécessairement que ce soit dans le but d’être publié sur ce blogue. Il m’arrive aussi parfois de le faire alors que mes ordinateurs – mes deux portables et ma grosse Bertha – sont tous fermés. Dans ce temps-là, je fais comme font les scribes depuis la nuit des temps, c’est-à-dire m’isoler avec mes pensées devant des feuilles de papier et un assortiment de crayon de couleurs diverses. Un peu comme un gardien de but étoile, j’ai mes superstitions. Quand j’écris, j’aime bien prendre quelques crayons dans ma valise portative d’ordinateur portable. Des fois, j’aime bien écrire en bleu, d’autres fois en rose, en vert, en fuchsia. Ce détail n’a pas trop d’importance dans le fond, mais il me permet d’amorcer la rédaction avec une confiance qui s’apparente à celle de Patrick Roy après sa conversation avec ses poteaux.
J’aime bien écrire sur papier. Cela me permet vraiment d’être dans mon élément, puisque rien ne vient me perturber. Personne sur Facebook ni sur Twitter. Je suis seul avec mes pensées, et j’ai tout le champ libre pour les coucher sur du papier.
J’ai d’ailleurs écrit quelques billets pour ce blogue sur papier avant de les retransmettre ici. Le premier jet sur papier est d’ailleurs parfois différent de ce que le lecteur peut lire, puisque lors de la retransmission sur le blogue, certains éléments de la première mouture sont soit bonifiés ou changés pour d’autres. Le texte s’en trouve toujours amélioré suite à ces modifications.
Quand j’ai des trucs importants à rédiger, j’aime bien d’abord le faire sur papier, et ensuite le corriger quand je l’amène sur des moyens informatiques. Une fois, j’ai même mené un projet d’abord en l’écrivant sur ordinateur, en imprimant ce résultat, en le corrigeant et en le poursuivant à la main. Ensuite, j’entre les corrections – tout en rajoutant d’autres, car rien n’est coulé à jamais dans le béton —, le nouveau bout écrit à la main et en rajout ensuite à l’ordinateur. Et j’ai repris ce cycle jusqu’à la toute fin du projet. Cela avait donné un résultat qui m’avait quand même agréablement surpris.
En juillet, je voulais envoyer un courriel à un ami en voyage. Je voulais trouver les bons mots et le bon ton pour lui parler. C’est en écrivant d’abord sur papier que je l’ai trouvé, et quand j’ai transcrit le tout par le biais d’un ordinateur, celle-ci n’en a été que meilleure. Je relis les deux versions et je suis stupéfait de voir qu’elles disent la même chose, même si elles sont présentées différemment.
Mais ce document dont je veux vous parler en est un que je vais garder en privé pour moi, que je traînerai sur moi dans mon porte-feuille. Je ne le retranscrirai pas ici, de toute façon ce sera trop court pour les standards que je me suis imposés dans ce blogue-au-thon, en cours depuis le 23 juillet dernier et qui se poursuivra jusqu’à la fin de mes jours si c’est le cas, en espérant que cette fin ne soit pas pour bientôt, ce que je ne veux d’aucune façon. Les temps sont peut-être difficiles, mais jamais je ne voudrai attenter de quelque façon que ce soit à ma vie. Je suis trop curieux de savoir ce qui se pointera au bout de tout ça, un peu comme si je regardais une émission de télé dont l’action me captive et dont chaque rebondissement est spectaculaire.
D’ailleurs, c’est un peu dans cette optique que j’aborde ce texte, qui est une liste de choses que j’aimerais accomplir d’ici à ce que la grande main du destin décide que mon temps sur terre est terminé. Cela demande beaucoup de réflexion, car c’est un peu rêver sa vie et ensuite la structurer pour que ces rêves deviennent réalité. C’est un processus exigeant, mais nécessaire. Autrement, les rêves restent que des rêves sans plan d’action.
C’est ce genre d’exercice qui nous remplit d’espoir et qui nous donne même plusieurs raisons de vivre, en dépit de tout ce qui pourrait nous décourager ou nous donner envie de tout arrêter, que ce soit les conjonctures économiques, ce qu’en pensent nos proches, nos amis, ou même nous-mêmes.
C’est ce genre d’exercice de planification qui nous fait nous rappeler que nous n’avons qu’une seule vie à vivre, et que c’est un devoir que nous avons envers nous-mêmes de la rendre belle, à la hauteur de ce que nous en espérons.
Il faut laisser le passé derrière et profiter de ce qu’on peut contrôler dans l’instant présent afin de l’enligner vers ce futur que l’on souhaite et auquel on a droit.

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