Blogue au thon

Écrire en fin de journée (Mégères, médias et m… de clown)

16h12, lundi 11 août 2014. Me voici dans un lavoir de la rue Masson, à moins de deux minutes de marche de mon domicile. Je suis assis à une table pendant que lave mon linge dans une machine juste à côté. Il fait beau, mais il fait surtout très chaud!
Au cours des derniers jours, j’ai écrit mes textes à l’extérieur, tard le soir, utilisant de façon quasi clandestine l’internet sans fil du restaurant qui sert comme nourriture des excréments de clowns, nourriture aussi peu dispendieuse que peu bonne pour la santé, qui attire en ses lieux toutes sortes de sous-strates du genre humain.
Samedi soir, une heure avant mon arrivée pour la ponte et la mise en ligne de mon effort quotidien d’écriture, une panne d’électricité est venue perturber les activités de ce restaurant. À mon arrivée, le restaurant était fermé et une vieille grébiche mal baisée à la voix aussi désagréable que l’oeuvre musicale complète d’Olivier Dion se plaisait à dire à chaque client que c’était fermé.
Entendre toutes les deux minutes cette voix désagréable dire « C’est farmé!! » avait de quoi donner envie d’égorger cette dame! Mais je suis un garçon civilisé et bien élevé, et j’ai ravalé ma salive tout en continuant d’écrire. Le restaurant était peut-être fermé, mais sa connexion internet sans fil fonctionnait encore très bien, ce qui fut suffisant, me rendant heureux de pouvoir en profiter sans devoir y acheter quelconques excréments de clown qui ne sont pas bons pour ma ligne.
D’ailleurs, peu de temps après cette brève pulsion meurtrière, un jeune homme qui profitait comme moi de l’internet sans fil gratuit s’est levé pour dire poliment à la madame de ne pas dire à tout le monde que c’était fermé, puisqu’une affiche le disait clairement sur la porte. La réouverture était prévue vers 23 h et il était 22 h 15.
Présentement, il est 16 h 24. Mon linge lave toujours. La télé est à Radio-Canada et une humoriste pas drôle nous défile sa litanie de blagues pas drôles, mais sans doute plus drôles que ce qui joue à LCN. D’ailleurs, ce fut le retour de Paul Arcand ce matin à la radio. Je suis content de voir revenir les réguliers, car l’été qui achève a été assez pathétique en terme de remplaçants et de nouvelles prises pour boucher des trous. Ce que j’ai vu m’a tellement dégoûté des médias que ça m’a enlevé toute envie de vouloir y continuer ma carrière, même de façon indépendante.
J’ai soumis plein d’idées de reportages, aucune d’entre elles n’a attiré l’attention même si elles avaient sans doute mieux fait le travail que bien des inepties qui ont fait la manchette tout au long de l’été. Aussi bien dire tout de suite que ma carrière de journaliste s’en va dans le dallo, au même titre que ma carrière en radio. Au moins, ma carrière en radio a pu commencer et avoir un certain envol pendant un certain temps… Celle de journaliste n’a jamais vraiment débuté, n’ayant publié que quelques articles dans Urbania sans même avoir été payé pour, ce qui me donne une raison de plus pour mettre fin à ma carrière de journaliste. Tant qu’à écrire gratuitement, j’aime autant continuer à le faire ici. Je suis libre d’écrire ce que je veux, quand je veux, et aucun rédacteur en chef pisse-vinaigre ne peut me taper sur les doigts pour telle ou telle raison, car c’est moi le rédacteur en chef de ce blogue.
J’écris pendant que se termine mon lavage. Après le linge séchera sur la corde de mon appartement. Il faut que j’en profite pendant qu’il fait beau, car du temps automnal est à l’affiche pour mercredi, et ce jusqu’à samedi, avec des pluies abondantes et des températures fraîches, qui vont nous dire que l’automne est déjà proche.
Le restaurant servant des excréments de clown a rouvert 20 minutes plus tard que l’heure prévue. Dans cette attente supplémentaire, la mégère a vu une de ses semblables se joindre à elle et les deux sont devenues colériques, comme si leur vie dépendait de la réouverture de ce restaurant. Aussitôt que celui-ci a rouvert ses portes, l’une des mégères a lâché un « Alleluia! » de soulagement. En un instant, ses pensées négatives ont disparu dès qu’elle a pu, avec sa consoeur mégère, intégrer l’intérieur de la bâtisse.
Je n’ai pas lâché d’alléluia de vive voix, mais en ai plutôt lâché un en moi, heureux de ne plus les entendre. Enfin j’ai pu continuer à écrire tranquille, comme je le fais présentement, alors que la laveuse me fait signe que la brassée est terminée.
Comme ce texte! À demain!

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