Blogue au thon

Revenir en région?

C’est fou ce qu’une escapade en dehors du « Grand Morial Mort – clin d’œil à VLB — » peut faire du bien!
Une amie m’a invité à faire un tour à Saint-Gabriel-de-Brandon, dans la région de Lanaudière, juste au nord de Joliette. Ce n’est pas la première fois que nous allions y faire un périple. Située sur la rive du lac Maskinongé, cette magnifique petite ville grouille toujours d’activité. Aujourd’hui, c’était la traversée du lac Maskinongé, une épreuve de nage en eau libre à laquelle tout le monde pouvait participer. Je n’étais pas allé à Saint-Gabriel pour cette course, mais toujours est-il que ma présence et celle de mon amie coïncidaient avec cet événement qui n’a pas le même lustre que la traversée du lac Saint-Jean ou encore celle du lac Memphrémagog.
Ville peuplée d’environ 5000 habitants, Saint-Gabriel-de-Brandon est un endroit au panorama magnifique, où le calme prévaut et où la nature est omniprésente. Couché sur le bord du lac, j’écoutais le clapotis de l’eau qui était parfois teinté du bruit d’une chaloupe ou d’une moto marine passant au loin, tout ça entouré de la majestueuse forêt québécoise, pareille comme celle dans laquelle j’ai grandi au Saguenay.
Chaque fois que je vais soit dans mon village saguenéen ou encore dans un endroit comme Saint-Gabriel-de-Brandon, le même questionnement me traverse l’esprit : et si je retournais vivre en région?
Vivre en région serait avantageux pour plusieurs aspects. D’abord, le coût de la vie y est moindre. De plus, la proximité de la nature me rapprocherait de mes racines et me procurerait une tranquillité que je ne saurais jamais retrouver à Montréal.
Cependant, mes activités de travailleur autonome dont le domaine d’activité n’est pas encore tout à fait précis et le fait que je n’ai pas de voiture sont un frein pour le moment dans cette possibilité de revenir vivre en région. Mais une fois que je serai bien parti, et que je pourrai me payer une voiture d’occasion pas trop dispendieuse, pourquoi ne pas revenir en région?
J’aime bien ces endroits éloignés où l’on n’a pas à s’inquiéter de la langue que prendra celui qui nous servira au marché, où l’on peut connaître par son prénom celui qui hache la viande que je mettrai dans mon hamburger, où les femmes ne se promènent pas en fantôme d’Allah derrière leur niqab. Un endroit où la ou les rues principales ne sont pas congestionnées le matin et le soir, où ça sent le bois ou le foin plutôt que l’asphalte, où la vie se déroule normalement même s’il tombe deux centimètres de neige qui ne font pas prendre un ton de fin du monde aux télévisions locales qui n’existent pas, ayant laissé leur place à des répétitrices qui ne font que retransmettre ce qui se passe à Montréal, la ville qui est paralysée quand il tombe deux centimètres de neige et où ses médias passent en mode panique pour cette même raison, faisant de leur ville une risée provinciale.
Mais elle m’est quand même pratique, cette ville de Montréal! Je peux bien y vivre sans être pénalisé par le fait que je n’ai pas de voiture et dans ces domaines où le travailleur autonome que je suis devenu aimerait faire sa niche, Montréal est l’endroit où se prennent les décisions.
N’ayant besoin dans le fond que d’un accès sans-fil à internet, je pourrais faire mon travail de n’importe où sur la planète. Mais n’étant pas encore parti pour atteindre la vitesse de croisière désirée malgré quelques démarches encourageantes, je suis pogné ici, encore pour l’instant.
Mais une fois que les affaires iront pour le mieux, rien ne m’empêchera de transporter mes pénates où bon me semblera. Je serai devenu, grâce aux progrès de la technologie, un travailleur autonome citoyen du monde, dont le lieu de résidence n’aura aucune incidence sur la productivité.
Que j’écrive mes trucs en tutu, en jeans, à poil ou habillé comme Pénélope McQuade, que je le fasse à Rosemont, Amsterdam, Saint-Gabriel-de-Brandon, Grégoire Mills, Saint-David-de-Falardeau ou à n’importe quel autre endroit, que je le fasse la nuit pendant un éclat d’insomnie, ou le jour entre deux randonnées de vélo, l’important est que mes choses soient bonnes, conformes aux désirs du client et livrées à temps. Le reste n’a pas d’importance!
Quant à savoir si je vais revenir en région un jour, je verrai à la fin de mon bail selon la façon dont iront mes affaires. Après tout, ne faut-il jamais dire jamais?

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