Blogue au thon

Les Perséides dans le Rang 2 de Falardeau

C’est en fin de semaine qu’on pourra regarder ces magnifiques étoiles filantes, toujours fidèles au rendez-vous à chaque année à ce temps précis de l’an. Il y a des années où la météo ne collabore pas, mais cette année tout porte à croire que cette année, elle sera de notre côté pour qu’on puisse regarder cette pluie de ces bolides, largués par une comète quelconque, dont le contact avec l’atmosphère terrestre les réchauffe tellement qu’elles se consument en laissant derrière eux une traînée lumineuse qui les rend spectaculaires.
Il paraît aussi qu’en émettant dans le cosmos un vœu lors du passage d’un météore que celui-ci se réalisera. Je vous confirme au passage qu’aucun des souhaits que j’ai émis à la vue d’une étoile filante ne s’est réalisé. Dans le fond, ce n’est peut-être que moi qui suis malchanceux…
Ce n’est pas la malchance toutefois qui doit servir de prétexte pour ne pas observer ce phénomène. La première fois que j’en ai entendu parler, c’était en 1986. J’étais allé passer une fin de semaine en famille à Montréal, et nous sommes allés au Planétarium voir un film. Un astronome a donné une conférence après et nous a mis au courant que ce phénomène annuel allait se produire dans la semaine qui allait suivre.
Le soir venu, une fois retournés dans mon confortable Rang 2 falardien, nous sommes allés nous coucher sur le gazon à côté de la maison. Le ciel était magnifique, bien que la température était un peu frisquette. C’était vers le 10 août, et même si nous sommes encore en été et qu’au Saguenay, les journées peuvent être encore chaudes à ce temps-ci de l’année, il y a un petit quelque chose de froid et d’humide dans l’air qui vient nous rappeler que l’automne n’est pas trop loin, et la rentrée aussi. D’ailleurs, la principale préoccupation d’un enfant de l’école primaire de Falardeau qui allait commencer sa quatrième année du primaire était de savoir laquelle de Raymonde ou de Rita allait être sa maîtresse d’école pour la nouvelle année, cet increvable duo d’enseignantes qui a fait l’école à des dizaines de falardiens pendant une bonne trentaine d’années environ. Mais bon, il restait encore un bon trois semaines avant d’avoir la réponse à ce questionnement fatidique, et il fallait la laisser de côté le temps d’observer ce spectacle unique qui allait commencer.
Il était passé onze heures du soir, et la famille avait décidé de veiller tard. Dans le fond de mon rang 2, le ciel était parfait. À 25 kilomètres au nord du nord de Chicoutimi-Nord, le ciel n’avait aucune pollution urbaine pour en altérer la splendeur, ce qui nous a permis par la suite d’observer moult phénomènes atmosphériques par la suite, dont les comètes Hyakutake et Hale-Bopp, une décennie après. Peu de temps après nous être tous couchés sur le gazon, on s’est mis à compter les étoiles filantes. Nous avions pu en observer une vingtaine en trente minutes. Nous avons même recommencé le lendemain, mais n’avons pu le faire par la suite, la nature ayant décidé d’envoyer de la pluie et des nuages sur le Saguenay pendant les journées restantes du phénomène.
Mais ce fut bien assez pour nous faire vivre une expérience mémorable. Si vous êtes en campagne, tant mieux pour vous! Éloignez-vous de la ville, le plus loin possible, et profitez de cette noirceur de ciel pour ne pas rater un seul instant de ce lumineux spectacle, la plus grande pluie d’étoiles filantes de l’année.
Tout était parfait pour cette première observation de Perséides de mon existence. Enfin, presque tout. D’abord, les insectes aimaient bien être en ma compagnie, mais ce n’était rien comparé à l’armada de chiots de ma chienne Choupette, un cocker qui a eu la pas si géniale idée de se faire engrosser par un boston terrier, ce qui a quand même donné de mignons chiots avec lesquels nous aimions jouer, avant qu’ils ne finissent en purée sous les roues des véhicules roulant sur l’asphalte encore neuve du rang 2.
Entre deux étoiles filantes, je ressentais les assauts de la langue de ces adorables bestioles qui aimaient bien notre compagnie. Choupette avait eu une douzaine de chiots, et neuf d’entre eux étaient encore vivants à ce moment précis. Quelques-uns ont été donnés, le reste a fini atrocement d’une façon dont je ne répéterai pas les détails à nouveau. Mais c’est fou pareil comment on peut s’attacher à ces petites bêtes-là! Quand l’une d’elles finissait en purée automobile, nous en pleurions un bon coup malgré tout…

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