Blogue au thon

Blogue-au-thon : bilan de la première semaine

Cela fait maintenant une semaine que dure cette expérience de bloguer quotidiennement et de continuer de le faire jusqu’à ce que Justin Trudeau devienne chef du Parti Québécois et réalise la souveraineté du Québec en la faisant adopter à 95 % dans un référendum tenu dans les deux semaines après la réélection majoritaire du Parti Québécois.
Écrire quotidiennement, c’est toute une tâche! Mais pour me garder les neurones en alerte et pour me pousser à fournir ma bonté autant en qualité qu’en quantité, j’ai décidé au deuxième jour du défi de n’écrire que des billets ayant plus ou moins 750 mots, seule chose sur laquelle j’ai triché toutefois, ayant atteint et dépassé les 900 mots à au moins deux reprises. Mais c’est toujours bien mieux comme ça! Plus le lecteur en a, plus il y a de chances qu’il trouve ça bon, plus il y a de chances qu’il revienne le lendemain pour lire le prochain billet ou même reprendre ceux qu’il n’a pas lus depuis sa dernière visite.
Au niveau de l’affluence de ce blogue, j’ai remarqué qu’il y avait au moins 50 visites par jour depuis que je me suis mis à cet exercice. Après tout, si on veut que notre blogue soit visité, il ne faut pas seulement qu’il soit bon, mais aussi qu’il y ait du roulement, que des nouvelles choses arrivent régulièrement.
Le fait de poster un billet par jour et que celui-ci ait au moins 750 mots est la seule contrainte que je m’impose. Je parle de ce que je veux, de la façon que je le veux. L’important, c’est d’alimenter le moulin en lui amenant de l’eau tout le temps, que ce soit bon ou pas, que ce soit pertinent ou pas, que ce soit lu ou non.
Deux phrases issues de mon esprit dans le cadre de cet exercice ont fini par devenir pour moi des leitmotivs me guidant dans cette démarche : « Écrire, c’est vivre. Se taire, c’est mourir. » et « Un billet par jour éloigne la page blanche pour toujours. » De cette façon, le syndrome de la page blanche ne doit pas être perçu pour un prétexte pour ne pas écrire, mais plutôt comme un ennemi à abattre à coups de crayon, de doigts sur un clavier d’ordinateur, de mots et de verbes joliment endimanchés et attachés ensemble. En combattant ainsi le syndrome de la page blanche, j’affirme du même coup à l’Univers que je ne me laisse pas abattre, et que je combats l’adversité avec les mêmes armes qu’avec celles qui me permettent d’abattre la satanée page blanche.
En écrivant, j’abats aussi des murs qui étaient fixés dans mon cerveau, preuve que parfois, les pires obstacles qui nous empêchent parfois d’avancer sont parfois bien plus souvent en nous qu’à l’extérieur, et que ces obstacles sont aussi parfois ceux qui sont les plus difficiles à abattre. C’est un combat quotidien qui n’est jamais vraiment terminé, et qui ne se termine uniquement que lorsque la main invisible du Destin décide que notre trajet terrien est terminé et que c’est le temps d’aller vivre dans la mémoire de ceux qui nous ont connus.
N’ayant pas encore internet à la maison, le défi de mettre en ligne chaque jour me pousse parfois à le faire selon une certaine clandestinité. Cela me pousse à aller parfois dans des restaurants McDonald’s pour profiter gratuitement de leur internet sans fil, juste le temps de placer en ligne ces textes que je rédige d’abord avec un logiciel de traitement de texte, et ensuite vérifié par un logiciel spécialisé en correction. Quand je ne vais pas chez le clown à la marde qui se mange pour pas cher, je profite de la connexion internet du lavoir situé près de chez moi. Il m’arrive aussi parfois de me payer un café à la Brûlerie Saint-Denis de la Promenade Masson et d’y griffonner mon texte, ou encore d’aller à la Bibliothèque nationale du Québec. Au prix qu’elle nous a coûté, aussi bien s’en servir!
Mais quel joyau, tout de même!
Le chômage de Harper devrait commencer à arriver dans les prochains jours, ce qui me permettra de vivre des jours un peu moins pénibles que présentement, même si ce sera un peu insuffisant pour me permettre de vivre. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.
En attendant, quoiqu’il advienne, je continuerai ici à tenir le fort et à me faire un chemin à coups de mots, jusqu’à ce que j’aie crié assez fort à travers ces écrits pour que l’on comprenne que je suis né pour faire ça, écrire, la seule chose dont je suis encore capable de faire qui pourra bien me faire vivre.
À demain!

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