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Boxing Day de mon cul!

J’ai travaillé le 26 décembre dernier, et cette folie collective qu’est le Boxing Day m’a fait réaliser que c’est une bonne chose que le meurtre soit interdit et passible d’emprisonnement à vie dans notre merveilleux pays.

Étant caissier et disquaire à mes heures, j’étais sur la première ligne pour faire fasse à la meute de clients venus profiter de rabais d’après-Noël. Si la très grande majorité des clients que je rencontre sont gentils et courtois, il en est tout autrement de ces gens d’une espèce que l’on ne voit pas du reste de l’année, et qui semble se faire un vilain plaisir à jouer avec les nerfs déjà à vif de tous les employés de commerce au détail en cette période de l’année où ils sont le plus sollicités.

De ce 26 décembre 2013, je me souviendrai que le coup de dix heures n’avait pas sonné que déjà j’avais eu affaire avec deux clients de l’espèce mentionnée ci-haut, de pauvres imbéciles mal baisés – ou pire encore, pas baisés du tout – qui s’inventent des rabais et t’obstinent là-dessus « parce qu’y sont dans’vente eux autres aussi ‘stie! », frustrés de n’avoir sauvé que deux dollars sur un item et le faisant savoir dans un langage vulgaire, gratuit et inélégant. Durant toute ma journée, j’ai dénombré au moins une demi-douzaine de cas de la sorte de ces gens à qui j’ai bien failli leur demander où ils la voulaient leur claque tellement leur mauvaise foi et leur manque de courtoisie m’ébranlait. Ça aurait pu être pire, car je travaille dans une librairie. Imaginez un peu ce qu’ils endurent dans un magasin encore plus volumineux…

Ce n’est pas moi qui a eu l’ingrate tâche d’affronter le pire client de la gang : un gars qui voulait effectuer un retour sur un item – chose que tous les commerces ne font pas le 26 décembre et ont le droit de faire – et qui a exigé que l’on fasse son retour sur un ton hautain, baveux et arrogant. C’est mon patron qui est tombé sur ce type et il a eu à composer avec les « menaces de poursuite » que l’imbécile proférait si l’on n’autorisait pas son retour sur-le-champ. Plus ça allait, plus notre type grimpait dans son power trip en le beurrant d’une arrogance et d’une suffisance telles que mon patron a demandé l’assistance des policiers pour l’expulser du magasin, car notre clown a dit qu’il ne bougerait pas de la caisse tant qu’on n’obéirait pas à son caprice. Pendant vingt minutes, l’énergumène a provoqué un embouteillage monstre aux caisses restantes, puisque celle où il s’était installé en barricade mohawk ne pouvait contribuer à servir cette surabondance de clients. Au bout de ces vingt minutes, le cave est parti de lui-même, deux minutes avant qu’une paire de policiers entre dans mon lieu de travail pour s’occuper de lui. En cinq ans à cet endroit, jamais je n’ai vu de démonstration aussi surréaliste de la part d’un client aussi capricieux. Tout ça pour un retour qu’il peut encore faire presque jusqu’à la fin de janvier…

À la fin de la journée, je me suis dit que je ne travaillerai plus jamais de ma vie le 26 décembre! Enfin, tant que ce ne soit pas dans la viande au bétail…

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1 réflexion au sujet de “Boxing Day de mon cul!”

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