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Acte d’écriture spontané

Cela fait un petit bout que je n’avais pas écrit sur cette tribune. N’allez pas croire que c’est parce que mon cerveau se meurt et que plus aucune idée n’en sort que ce silence se justifie.

Ma tête n’a pas assez de vingt-quatre heures dans une journée pour gérer tout ce qu’elle a à penser. Ça n’arrête jamais, malgré les apparences. Les projets ne manquent pas, je les couche à mesure sur papier dès qu’ils sortent de mon esprit structurés comme je les aime.

 

Malgré cette époque où chaque gadget informatique peut avoir une influence sur notre mode de vie, j’aime encore succomber à certains actes qu’on pourrait relier à d’autres époques pourtant pas si lointaines.

 

Je suis en train d’écrire ce texte dans un café Second Cup du quartier Côte-des-Neiges sur un vieux laptop acquis en 2008 et à qui il reste beaucoup moins de temps à faire qu’il en a de parcouru, étant rendu d’une lenteur à rendre jaloux un fonctionnaire gouvernemental québécois. Ne roulant pas – encore – sur l’or, j’endure la décrépitude de cet instrument qui m’est encore utile parfois, même s’il n’est plus capable de lire les DVD, même s’il n’est pas capable de se brancher sur le wifi du café où je suis, ce qui est peut-être une bonne chose après tout, puisqu’une source de distraction importante pour mon cerveau s’élimine. Ce n’est pas facile d’être productif quand on regarde à tout bout de champ ce qui se passe sur l’un ou l’autre des réseaux sociaux où je suis actif.

 

D’habitude, j’écris en écoutant de la musique et c’est d’ailleurs ce que je fais. Sauf que la musique que j’écoute présentement ne vient ni de mon laptop, ni de mon téléphone cellulaire. Elle vient de mon vieux lecteur de disques compacts portatifs. Je ne le sors plus aussi souvent qu’avant, mais j’éprouve quand même une certaine joie à ouvrir un disque quand je l’achète et à l’écouter « à l’ancienne » même si je n’achète plus autant de disques qu’à une certaine époque.

 

Le disque que j’écoute présentement date justement de cette époque où j’achetais beaucoup de disques. Je peux même vous dire quand je l’ai acheté. Il s’agit de l’album « St. Elsewhere » du duo américano-britannique Gnarls Barkley, lequel contient le hit « Crazy », qui a joué partout à l’été 2006, même à Rock-Détente Estrie, où j’animais à l’époque. J’ai acheté cet album un matin d’août 2006 au Future Shop du Carrefour de l’Estrie à Sherbrooke, quelques minutes après m’être procuré un exemplaire du disque « Music For The Masses » de Depeche Mode fraîchement remasterisé au magasin HMV du même centre commercial. L’été 2006 fut le plus éprouvant de ma vie, mais il aura néanmoins fini par s’avérer nécessaire dans mon évolution en tant que personne, et même en tant qu’écrivain, moi qui, sans m’en rendre compte pendant que ça arrivait parce que j’étais ignorant de ce que c’était, voyait s’inviter dans ma vie une sévère dépression nerveuse dont les répercussions auront fini par sonner le glas de la carrière de l’animateur de radio que je menais en cet été où j’aurais préféré faire autre chose que de la radio. Car oui, j’aurais préféré faire autre chose que de la radio à ce moment-là. J’aurais pu, mais j’ai dit oui à une offre que j’aurais dû décliner, sachant que je n’étais pas au sommet de ma forme, ayant terminé en burn-out un contrat précédent à Rivière-du-Loup. Ayant réalisé trop tard jusqu’à quel point ma prémonition était exacte, les dommages de la mésaventure rockdétentienne étant déjà assez importants pour qu’on mette fin à mon emploi aussitôt survenue la fin du mois d’août. Malgré tout, je suis content d’avoir vécu cet épisode, puisqu’il a permis de roder mon personnage. Et je n’éprouve plus aucune rancune envers quiconque rencontré pendant cet épisode tourmenté de mon existence, la vie étant trop courte pour garder sur le cœur ces crottes qui ne finissent à la longue qu’encombrer inutilement notre évolution. Après tout, je suis maintenant un homme zen et rempli d’amour, un peu moins jeune mais toujours aussi fou, avec quelques trucs de plus en poche pour gérer cette folie. Est-ce cela que l’on appelle maturité? Possiblement!

 

Et c’est avec la fin de l’écriture de ce paragraphe que s’est achevé l’album de Gnarls Barkley, que j’ai remplacé par un truc plus récent, acheté en juillet dernier au magasin HMV de Place Vertu, l’excellent disque de Daft Punk « Random Access Memories », probablement le disque que j’ai le plus souvent écouté au cours de l’été. Le lendemain de son achat, je l’ai écouté pour la première fois traversant un orage sur l’autoroute 20, en route vers le Saguenay pour reprendre des photos de St-Honoré pour mon article sur cette municipalité que j’ai fait paraître sur le site internet de la revue Urbania, chose qui fut faite en août dernier et qui est passée presque totalement inaperçue. Dommage!

 

Pour le reste, l’été 2013 se poursuit pour encore une semaine. J’ai trouvé que c’était un bel été, même s’il n’a pas été marqué par une rencontre amoureuse ou une opportunité professionnelle intéressante. Je me suis remis à la course à pied, continué mon amour pour les randonnées à vélo, ai retracé par accident un acteur de mon été 2006 avec qui j’ai brièvement échangé avant, quelques temps après, de me mettre à déconner sur Twitter avec son ex. Lui et moi ne nous sommes jamais parlés de 2006, sans doute parce que c’est de l’histoire ancienne autant pour lui que pour moi. Au delà de tout ça, c’est quand même drôle comme la vie fait les choses parfois!!

 

Un autre contact sur Twitter me conseillait d’écrire environ mille mots par jour pour me sortir de ces périodes de page blanche où chaque écrivain finit un jour ou l’autre par s’enliser. La page blanche pour un écrivain, c’est un peu comme le fait de reprendre deux ou trois livres pour quelqu’un qui cherche à maigrir. C’est quelque chose que l’on souhaite éviter, mais qui arrive quand même malgré tous nos efforts pour ne pas avoir à repasser par là. Néanmoins, ces deux événements ont ce bénéfice en commun : celui de nous rappeler qu’il ne faut pas nous asseoir sur des lauriers que nous n’avons pas encore eus et qu’on peut toujours modifier des choses en cours de route si celles-ci ne sont plus efficaces ou si elles n’ont pas l’effet escompter. Après tout, la réussite n’est pas un but, mais un chemin qu’on construit au fur et à mesure qu’on avance. Et si la route devient difficile, il existe toujours un moyen de la faciliter, et il existe plus de manières d’y parvenir qu’on voudrait bien le comprendre. Pour ça, il ne faut pas lâcher, mais essayer et essayer des trucs jusqu’à ce qu’on tombe sur le bon pour la poursuite de la suite des choses.

 

Mais cela ne marque pas la fin d’une bataille, mais plutôt le début d’une autre. Tout comme la fin de ce texte signifie en sorte le début d’un autre, qui ne devrait tarder. Enfin, j’espère!

 

Dans le fond, la vie est un grand jeu…

 

 

 

 

 

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