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Mariah Carey chante mieux pourtant!

Un concert de Madonna, c’est bien le genre d’événement qui me fait regretter d’avoir renoncé plus ou moins définitivement à un retour à la radio professionnelle.

Je m’imagine animateur à CKOI ou à NRJ – j’en serais parfaitement capable – , assistant gratuitement à cet événement grandiose qui marque pour la vie. Je me verrais revivre ce que j’ai pu voir il y a de ça presque quatre ans, lors de la seule fois de ma vie que je suis allé à New York.

J’ai vu la Madonne sur la scène du Madison Square Garden, là où évoluent les Rangers de New York et là où mes Nordiques de Québec ont disputé la dernière partie de leur existence, en mai 1995, perdant une série contre ces mêmes Rangers, une semaine exactement avant d’être transformés en avalanche qui allait festoyer un an plus tard sa première coupe Stanley dans les rues de Denver plutôt que sur la Grande Allée à Québec, comme tous l’espéraient déjà depuis des lunes, moi le premier.

Voir Madonna, c’est être témoin de quelque chose qui dépasse tout ce qu’on a pu voir comme spectacle auparavant. Il faut dire que je n’en ai pas vus tant que ça, des spectacles de vedettes internationales, n’ayant vu que Depeche Mode et U2 en 2001 et Kanye West en 2008, à chaque fois à ce Centre Bell qui ne se trouve pourtant qu’à dix minutes de train de banlieue de chez moi.

Il n’y avait pas de première partie avant le spectacle. C’était vachement long. La Madonne, elle charge cher pour ses spectacles, elle a les moyens de se faire désirer, mais je crois que ce soir-là, elle aurait pu au moins démontrer un peu de respect pour le pauvre gars de Falardeau qui s’est tapé des heures de conduite qui ont paru longues en compagnie d’un individu dont je tairai l’identité. Son billet et le mien étant à des endroits différents, cela me laissait apprécier le spectacle en étant dans mon univers sans qu’il ne vienne le perturber.

Si ceux qui ont trouvé longue l’heure qu’a pris Madonna avant de monter sur la scène du Centre Bell jeudi dernier, sachez que trois heures et demi d’attente sans première partie, c’est encore plus long. Je me divertissais en regardant le peu de bannières de championnats de la Coupe Stanley des Rangers de New York et en jasant avec un peu de monde autour de moi. Ça venait vraiment de partout pour voir ce spectacle, et pas seulement de New York. J’ai jasé avec deux allemandes venues de Berlin et j’ai même croisé un gars qui demeurait pas loin de chez moi à Mont-Royal, un jeune homme de 19 ans plutôt efféminé mais quand même gentil. Je ne l’ai plus revu par après.

Et finalement, la machine part en lion pendant un bon deux heures. Spectacle rodé au soixante-quatrième de tour, rempli de surprises de toutes sortes, enrobées d’effets sonores et surtout visuels que les mots ne parviennent pas à décrire avec précision. Elle a chanté « La Isla Bonita » avec un orchestre tzigane. Elle a pris la guitare acoustique pour dédier une chanson à sa fille Lourdes, qui fêtait son douzième anniversaire de naissance cette journée-là. Elle a inclus une apparition éclair de Britney Spears dans « Human Nature ». Et plein d’autres affaires que les mots ne sauraient raconter avec justesse. Le genre de show qu’on ne peut savoir ce que c’est vraiment sans pouvoir y être tellement c’est plus grand que tout ce qu’on pense déjà grand.

Madonna s’est certes faite attendre longtemps en ce soir d’octobre 2008, mais elle en a tellement mis dans son spectacle qu’après, la foule avait oublié l’attente et ne parlait que du spectacle comme d’un badtrip unique en son genre. Comme ces milliers de spectateurs, je défilais dans les rues de New York sur un « high » incroyable. Celui qui m’accompagnait aussi, et me faisait marcher un peu dans la ville en voulant me la faire découvrir. Mais il était tard et le temps pressait, car nous n’avions pas de chambre d’hôtel où dormir et nous n’avions pas eu d’autre choix que de commencer tout de suite le chemin du retour à cet endroit que Victor-Lévy Beaulieu surnomme « Morial Mort ».

Comme première avec Madonna, ce fut réussi alors que ce fut tout le contraire pour le premier contact avec New York, trop bref pour que j’aie pu pleinement l’apprécier.  Je me reprendrai une autre fois pour un premier vrai contact réussi avec le Big Apple.

Mais ce soir-là, ça importait peu car je voulais voir Madonna au moins une fois dans ma vie et c’était chose faite. J’aime Madonna depuis mes dix ans, mais sans en être toutefois un fanatique acharné. Le coût prohibitif des billets est un pensez-y-bien, et c’est pour ça que j’ai passé mon tour pour la présente tournée. Ne roulant déjà pas sur l’or, il était plus sage de garder mon argent pour le voyage en France que j’entreprendrai à la fin du mois. J’avais prévu initialement y aller cette fin de semaine, mais ne voulant pas vivre les élections en dehors du pays, j’ai préféré reporter le voyage d’un mois.  Ce ne sera finalement pas une mauvaise chose puisque cela me permettra de célébrer mes 36 ans en sol parisien, chez mon frérot qui y demeure, le 2 0ct0bre prochain!

Mais pour en revenir à Madonna, ses tournées seront toujours des événements uniques en leur genre, si bien que ça finit toujours par compenser pour ses albums récents – surtout son dernier – , aussi ternes et oubliables que les chansons de Gilles Labotte.

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