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Écrivain au travail

C’est un autre texte de moment où je me dois, par obligation envers moi-même, de noircir de lettres noires une feuille blanche. Il fut d’ailleurs un temps où je n’écrivais que lorsque l’inspiration était présente, c’est à dire pas souvent. Mais j’ai fini par comprendre qu’entre deux périodes d’inspiration peut s’écouler quelques éternités qui finissent par être de trop lorsqu’on réalise que l’on n’a qu’une seule vie à vivre.

Le fait d’avoir un blog et de voir certains textes susciter des réactions – même minimes – sur les réseaux sociaux est un bon incitatif à écrire même quand l’inspiration est plus ou moins là. C’est d’ailleurs le conseil donné aux écrivains novices par ceux qui sont plus expérimentés. Écrire. En tout temps, même quand le goût n’y est pas, même quand on pense que ce n’est que de la merde qui sort de nos doigts qui défilent sur notre clavier d’ordinateur ou du crayon que l’on laisse patiner sur du vrai papier.

C’est un beau défi tout de même que celui de remplir une page blanche. On a la liberté d’écrire ce qu’on veut, à l’intérieur de certains paramètres que nous dictent nos goûts ou notre conscience. Même quand on a une inspiration infernale ou que notre cerveau est en pleine traversée du désert, il faut écrire car notre salut passe par l’écriture.

Écrire quand on est inspiré permet de profiter au maximum de cette impulsion alors qu’écrire durant une panne sèche permet justement de provoquer cette inspiration. C’est un peu pour ça que j’écris quand même, juste pour provoquer le destin.

Je n’écris pas que pour trouver de l’inspiration pour alimenter ce blog, je le fais aussi pour trouver une certaine stimulation à pousser d’autres choses, certaines que j’écris, d’autres qui ne nécessitent aucune forme d’écriture destinée à être lue publiquement.

J’ai commencé l’hiver dernier ce que je surnomme une « œuvre littéraire » inspirée de deux choses vécues avec deux personnes que le destin a mis dans ma vie. Je raconterai ces histoires en les romançant un peu, en faisant des personnages de ces personnes que je ne nommerai pas par leur nom – important pour ne pas me faire attaquer en cour après – . La première a débuté à Rivière-du-Loup et s’est terminée à Sherbrooke, la deuxième a duré une dizaine d’années et s’est terminée tout récemment. Deux histoires complètement différentes qui ne sont reliées que par quelque chose que je garderai pour moi pour le moment.

Ce ne devait être qu’un texte de blog, c’est en train de prendre l’allure d’une première fresque littéraire. La première partie prend des accents lyriques et romantiques alors que la deuxième a plutôt des allures de thriller psychologique.

Ce projet avance. Je n’ai aucune presse à l’achever, même que je le garderai peut-être que pour moi. Malgré tout, ça demeure tout un défi, car maintenir l’intérêt d’un lecteur avec un texte de plus ou moins 750 mots – comme dans ce blog – n’est pas la même « game » que de maintenir son attention pendant des chapitres et des chapitres. Ce projet sera cependant trop long pour être publié ici d’un seul coup, à moins que je le publie en tranches.

L’autre projet, beaucoup plus modeste, consiste en un hommage rendu à une personne qui vivait dans mon rang, à Saint-David-de-Falardeau, ce village où j’ai grandi et qui n’a pas que donné Réjean Tremblay à la province de Québec. C’est une version plus étoffée d’un autre texte paru sur un blog créé dans une vie antérieure. La version originale de ce texte a été écrite quelques jours après que la personne à qui je rendais hommage soit décédée tranquillement dans son sommeil.

De ces deux projets, le dernier devrait voir le jour le premier. Quant au premier, j’entends bien le mener à terme quoi qu’il advienne, même si je décide de le garder pour moi.

Juste en vous racontant cela, j’ai senti mes neurones s’exciter, chose que je n’aurais probablement jamais pu ressentir si je ne l’avais pas délibérément provoquée. Je ne pense pas non plus que j’aurais pu la déclencher en me taisant dans l’attente d’une prochaine bulle d’inspiration.

Vrai qu’il vaut mieux se taire lorsqu’on a rien à dire, mais le silence finit par nous nuire lorsque l’on se l’impose sur une trop longue période. Se taire, c’est mourir. Exprimer quelque chose – même maladroitement – est une preuve que l’on vit, que notre cerveau pense et qu’il a la capacité de structurer quelque chose qui vaut la peine d’être dit, peu importe le but, juste pour au moins nous démontrer qu’on est vivant et qu’on veut vivre, s’affirmer et être entendu.

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2 réflexions au sujet de “Écrivain au travail”

  1. J’ai toujours aimé écrire aussi mais je n’étais inspirée que lors de moments plus triste et un jour juste d’écrire m’a permis une guérison ,une plus grande confiance en moi ,même si c’est resté a l’état de manuscrit ,et lu que par quelques personnes de confiance .Continue Jean ca en vaut la peine

  2. Effectivement très thérapeutique le fait de mettre sur papier et de se relire par la suite.
    Bravo Jean, tu as une belle plume 🙂 à l’image de ta voix. Je trouve cela agréable de te lire !!

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