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Brise-glace autobiographique

Et si on changeait un peu de sujet en cette période agitée de notre histoire, simplement le temps d’un texte?

À vrai dire, cela va peut-être vous convaincre d’aller voir ailleurs puisque j’ai l’intention de faire de ce texte un brise-glace.

Qu’est-ce qu’un brise-glace?? En 2005, un collègue de travail m’avait convaincu de m’inscrire à un club d’art oratoire à Rivière-du-Loup. Ce club d’art oratoire est affilié à Toastmasters International, un organisme mondial à but non-lucratif qui se donne comme mission d’aider les gens à mieux communiquer et à devenir de meilleurs leaders.

Le premier discours que l’on a à faire est le brise-glace, à l’intérieur duquel on raconte en quelques minutes notre parcours de vie jusqu’à ce discours et ce qu’on a envie de faire plus tard.

Juste pour le plaisir, je recommence l’exercice pour vous permettre d’en savoir un peu plus – mais pas trop – sur l’auteur de ces lignes.

Je suis né tôt un samedi matin d’octobre 1976. Je suis le premier d’une famille de quatre enfants, dont trois garçons. Bien que je suis né à Loretteville – à cause du service militaire de mon papa – je suis un authentique saguenéen. Mon père et ma mère ont grandi à Saint-David-de-Falardeau, et c’est là qu’ils s’établiront lorsque mon père quitta l’armée, épuisé d’être ballotté d’un bord et de l’autre du pays.

J’ai donc grandi à Saint-David-de-Falardeau, où j’y ai fait mon primaire. Vint ensuite le secondaire, complété en cinq années consécutives à l’École Secondaire Charles-Gravel de Chicoutimi-Nord. Pendant ces années, j’ai entrepris une carrière d’annonceur au terrain de balle et à l’aréna de mon village, de même que de lecteur à l’église. Tout le monde remarquait ma voix et je le faisait avec cœur. C’était alors certain que je voulais faire carrière dans les communications.

J’ai voulu m’écrire en Art et Technologie des Médias (ATM) au Cégep de Jonquière, mais étant un étudiant plutôt moyen, on me dit non. C’est donc en Sciences Humains au Cégep de Chicoutimi que je fais mes études collégiales, complétées en décembre 1996. Mes matières préférées : la radio et le journal du cégep. Quant à ma carrière d’annonceur dans les arénas, elle m’a menée jusqu’à Chicoutimi où des équipes aimaient bien avoir ma voix pour annoncer leurs buts.

En 1997, je commence une errance universitaire à une époque où les études m’intéressent plus ou moins. Je me paie une session d’études libres à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) avant de prendre la route de Québec pour une désastreuse année en Communication Publique à l’Université Laval. En 1998, je tente de faire de moi un professeur au secondaire, me réinscrivant à l’UQAC. Peine perdue, je déteste ça et les étudiants me trouvent moche. L’enseignement, c’est une vocation. Et c’est en tentant d’intéresser des jeunes de secondaire 3 à des choses dont je me foutais autant qu’eux que j’ai réalisé que je n’étais pas à ma place.

Le 24 mai 2000, ma vie change pour le mieux, après un accident de la route qui me contraignit à prendre une session sabbatique. Pour m’occuper, je m’ouvre un site web sur lequel je critique des disques et écris d’autres affaires. Un genre de blog avant le temps qui me convainquit qu’il était temps de lâcher l’enseignement vers ma véritable voie. En janvier 2001, je commence à faire de la vraie radio en étant chroniqueur et animateur à l’émission Radi-Arts à CKAJ-FM à Jonquière.

À l’automne 2001, je déménage à Longueuil pour suivre le cours d’animation radio de l’École d’Animation et de Communication Stéphan Roy, que je complète en 2002. S’en suit un long périple de quelques années qui a fait sans doute de moi l’animateur le plus nomade de l’industrie radiophonique, ayant été entendu à CHOC-FM (St-Rémi, janvier et février 2002), CHAI-FM (Châteauguay, mars à août 2002), Planète Radio (Dolbeau-Mistassini, août 2002 à septembre 2003), KYK-FM et CFGT-AM (Alma, septembre 2003 à avril 2004), CKGN-FM (Kapuskasing, Ontario, avril 2004 à mars 2005) ainsi que CIEL et CIBM (Rivière-du-Loup, juin 2005 à mars 2006). Ensuite, c’est Rock-Détente à Sherbrooke au cours d’un été 2006 où la dépression fait tout bousiller ce qui a été fait dans les années précédentes.

Complètement perdu dans mes pensées suite à tout ça, je retourne aux études à l’Université de Sherbrooke en janvier 2007. En avril suivant, pour éviter l’ultime humiliation de demander l’aide sociale à cause de mon chômage qui prenait fin, je commence une carrière de caissier, n’ayant plus l’envie de faire quoi que ce soit, encore dans les remous de la maladie.

Épuisé d’être dans une ville pourtant très dynamique et très jolie mais reliée à de si mauvais souvenirs, je quitte vers Montréal à la fin du mois d’août 2007 dans cet appartement que j’occupe encore depuis. Je voulais faire le certificat en journalisme à l’Université de Montréal pour m’aider à m’éclaircir l’esprit qui commençait à reprendre son sens normal après la tourmente. Je n’ai pu commencer le certificat qu’en janvier 2008, ayant envoyé ma demande trop tard l’été précédent. J’ai étudié en publicité en attendant.

Mon certificat est complété depuis le mois de juin 2009. Depuis le mois d’octobre 2008, je travaille dans une librairie du quartier Côte-des-Neiges, proche de cette université où j’ai pu me reconstruire en essayant toutes sortes de choses autre que la radio, comme la télé, la presse écrite et la presse sur internet. Mais pour achever cette reconstruction, j’avais besoin de prendre du recul et j’étais bien content d’avoir cet emploi à la librairie pour y parvenir. L’ambiance est différente, conviviale, chaleureuse. Il y a de la musique, il y a des livres, il y a des jouets. Un beau havre de culture qui fait partie de mon quotidien depuis un peu plus de trois ans et demi.

Mais je sais que ça ne doit pas durer éternellement. Le salaire n’est pas des plus payants, et j’ai une grosse dette étudiante à rembourser. Un Himalaya qui semble bien infranchissable avec mes revenus si modestes. Je me sens pris dans un étau avec lequel je dois composer sans que cela ne m’empêche de vivre et de m’amuser. J’aimerais bien voyager loin, changer d’appartement, ravoir une voiture, du nouveau linge, un vélo fait pour les plus longues randonnées, mais je dois toujours faire comme si cela allait arriver plus tard. Je suis vraiment tanné de toujours avoir à faire ainsi, comme si ma vie devait attendre.

Or, je n’en ai qu’une seule comme tout le monde, et le temps est venu de provoquer des choses, peu importe le moyen. Je préfère mourir en essayant quelque chose plutôt que vivre avec le regret de ne pas l’avoir fait. Écrire ces mots est un moyen parmi tant d’autres que je prends pour parvenir à changer le cours du destin.

Les finances ne sont peut-être pas à leur meilleur, mais le moral lui, l’est et la santé également. Je n’ai pas dit mon dernier mot, et je ne pense pas avoir dit encore 5% de tous ceux que j’aimerais dire.

Tout peut arriver. Et c’est maintenant que ça commence!!

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